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Blog catholique. Micro observatoire de la beauté, à la rencontre des grâces, des émerveillements et des joies toutes simples de la vie. Art de la maison, Création contemporaine, Style monacal, Design écologique, DIY, Artisanat d'art, Illustration.

LA SAINTE FAMILLE MINTY HOURS

Il nous est toujours très consolant de prier Saint Joseph, mais en ce Jeudi 19 mars 2020, alors que notre pays confiné traverse une épreuve inédite, la fête du très chaste époux de la Vierge nous offre un baume d’espérance.

Son coeur limpide, disponible, plein de bonté et de sagesse est un refuge inspirant dans ce quotidien profondément bouleversé. Le fait de nous trouver tous ensemble en famille, dans ce moment si singulier, est à accueillir avec gratitude. D’un jour à l’autre, le regard sur nos priorités habituelles s’en voit changé. Notre horizon immédiat se porte sur l’essentiel : la valeur de la vie humaine, le respect et la sauvegarde de notre santé, celle des plus fragiles, celle de chacun de ceux que nous aimons, celle du prochain, quel qu’il soit, et la nôtre. Le sentiment de l’existence s’en trouve intensifié.

Mais les jours passant, cette clôture va aussi nous placer face à nos limites, nos tentations récurrentes, nos besoins propres, possiblement discordants avec ceux d’un proche au tempérament très différent.

Demandons à saint Joseph, le juste, de nous aider à nous ajuster les uns les autres. Demandons-lui la grâce de pouvoir promptement et sincèrement nous demander pardon en cas de friction, dérapage ou de mouvement d’humeur. Implorons-le de nous permettre de grandir dans l’amour, l’acceptation des défauts de nos proches tels qu’ils sont, et le décentrement de nous-mêmes.

Car nous l’expérimentons, cette situation de crise planétaire, le confinement à la maison, les restrictions imposées, le home office couplé au home school, le souci pour les plus vulnérables de nos familles, et tout ce stress non conscientisé, peuvent engendrer en nous-mêmes toutes sortes de mouvements internes. Mouvements composés d’élans très positifs (courage, solidarité, créativité, résolutions anti-gaspillage, entraide, attention aux personnes isolées, initiatives généreuses…) comme de turbulences négatives (angoisse, peur de manquer, impatience, désorganisation, tendance aux reproches, procrastination, frustration…).

Repérer ce lot d’affects stériles est déjà une clé motrice pour s’en dégager. Et ce chemin de Carême, jamais connu jusqu’alors, pourra ainsi nous offrir l’occasion d’un véritable de chemin de croissance, de clairvoyance quant à nos forces et nos faiblesses, et de transformation intérieure, si nous le voulons bien.

Alors, même si ce modèle est d’une perfection hors de notre portée, admirons le quotidien simple, équilibré et judicieusement organisé de la Sainte Famille. Nous n’avons pas de détails évangéliques à ce sujet, mais il est très probable que l’atelier de charpentier de Saint Joseph jouxtait la maison familiale. Laissons-nous toucher par le calme et la fécondité de chacune des heures s’écoulant ici. Imaginons la Vierge Marie toute occupée, de son côté, au soin de linge, de la cuisine, du tissage, de la broderie, de la délicate propreté des lieux. Observons la joie recueillie de ces saints visages, leur doux silence aimant, leur dignité pure et paisible. Sourions à la pensée du jeune Jésus apprenant son métier aux côtés de Saint Joseph. En Egypte comme à Nazareth, la Sainte Famille a certainement connu des difficultés, des impayés, des dommages, mais les maîtres mots furent toujours la confiance, la remise de soi, le courage, la prière. Inspirons-nous de ce beau mystère.

S’inspirer ne veut pas dire reproduire. Peut-être lisez-vous ces lignes alors que c’est la cacophonie à la maison, et que les enfants sautent un peu partout ou font le poirier pendant leur cours de grammaire. Peu importe, l’essentiel est d’essayer de faire de son mieux, de lever les yeux vers ce modèle baigné de tendresse, et de nous reposer sur la puissante intercession de Saint Joseph.

*

Et puis, il y a ce jeûne eucharistique qui interroge notre désir de recevoir le Seigneur. Dans ce beau texte d’Osée, bien connu, notre Dieu d’amour déclare à Israël, et à travers elle, à chacun de nous : C’est pourquoi, mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et plus loin, Il pourfend ses idoles et lui dit : Je ferai de toi mon épouse pour toujours.

En réponse au cri d’amour du Bien Aimé, avons-nous l’âme comme celle d’une ardente jeune fiancée, prête à tous les chemins de révolution intérieure, pour se conformer à Lui, pour s’unir toujours plus étroitement à Lui, et faire résolument mourir ce qui appartient encore au vieil homme ?

Car hélas, même au plan spirituel, notre pente naturelle peut être celle de ronronner, nous satisfaisant d’habitudes sans surprise, y compris dans la réception du trésor de la très Sainte Eucharistie. Les circonstances exceptionnelles et difficiles que nous vivons vont éclairer d’une lumière nouvelle la place que nous donnons au Seigneur, à sa Parole, à la prière. Nul besoin de prier très longtemps, et nous pouvons trouver maintes occasions dans la journée (Par exemple, réciter un Je vous salue Marie à l’intention des personnes touchées par le virus, à chaque fois que nous nous lavons les mains !).

L’important sera de développer notre vie de foi dans ce contexte de privation, de grandir en intimité avec le Seigneur, et de prendre conscience de ce que représente vraiment le cadeau de l’Eucharistie : don appelant une véritable profondeur d’union (dans la volonté, non pas dans le ressenti), une décision de confiance toujours renouvelée, et une joie spirituelle fortifiante.

Un article sur la « communion spirituelle » a été publié sur Aleiteia, et également par Monseigneur Centène,  je ne vais donc pas développer ce point, tout est dit ici : Communion spirituelle : “Quand elle est empêchée, la grâce eucharistique trouve un autre chemin” & Monseigneur Raymond Centène, Evêque de Vannes

Cette épreuve nous recentre soudainement sur l’essentiel, elle est suffisamment bouleversante pour briser certaines de nos résistances, et pour nous ouvrir de nouveaux chemins de transformation intérieure. La libération de la fin de l’épidémie viendra. Elle nous verra transformés. Alors laissons-nous illuminer par la proximité aimante de notre Seigneur : Il est là dans nos échanges fraternels et solidaire, Il est vivant dans sa Parole, Il est présent au plus intime de nous-même, dans le secret de notre cœur. c’est Lui qui triomphera en nous de nos petits et grands combats !

*

Saint Joseph, chaste époux de Marie, vous qui avez veillé sur la santé et la sécurité de l’Enfant Jésus et de sa sainte Mère, priez pour nous.

 

parole-de-Dieu- careme-2020-minty-hours

« Oui, garde-moi Seigneur, scrute mon âme. Eclaire ma conscience et parle à mon cœur. Donne-moi de résister promptement si jamais je m’engageais aujourd’hui dans un agir, une conversation, une pensée, une décision qui pourraient m’éloigner de Toi, ou me tirer vers le bas ».

La garde du cœur est une attitude fondamentale, une condition nécessaire, dont nous ne pourrons jamais faire l’économie, si nous voulons grandir en intimité avec Jésus.

A la question « A partir de combien de temps une pensée maligne devient-elle un péché ? », un prêtre (de formation très rationnelle et ce critère est précieux ici) a répondu un jour :  » 10 secondes. Les 3 premières secondes correspondent au temps de la surprise, les 7 secondes suivantes représentent le temps qu’il vous reste pour réagir et repousser. Et 7 secondes, c’est long, cela vous laisse le temps d’un combat à gagner ! ». Ce petit axiome peut être utile en temps de carême, où il n’est pas rare que nous nous sentions beaucoup plus tentés qu’en temps ordinaire.

Ces derniers jours, j’ai eu le plaisir de confectionner cette petite huile de soin relaxante, calmante, et particulièrement bienvenue dans le contexte perturbé de ce carême.

Composée d’un bouquet d’huiles essentielles, chacune reconnue pour ses propriétés apaisantes, cette formule – à base d’huile de prune, de rose, de lavande, de camomille, de géranium et de cannelle – émane un délicat parfum poudré, subtil et frais, tout en douceur, et permet une détente très agréable.

Appliquée sur la peau, les tempes, les poignets, elle favorise un bon sommeil.

Que contient-elle, et de quoi avons-nous besoin pour la fabriquer ?

Les ingrédients (trouvés chez Aroma-Zone) :

10 ml d’huile de prune
3 gouttes d’huile essentielle de Géranium d’Egypte
2 gouttes d’huile essentielle de cannelier
3 gouttes d’huile essentielle de camomille
10 gouttes d’huile essentielle de rose de Damas
3 gouttes d’huile essentielle de lavande

Pour le matériel (trouvé également chez Aroma-Zone) :

1 ou plusieurs petits flacons à bille (à rouler sur les poignets, les tempes…)
1 bol verseur
1 petit fouet
1 mini verre doseur gradué de 10 ml en 10 ml

La recette :

Verser l’huile de prune dans le bol au moyen du petit verre gradué
Ajouter les gouttes des différentes huiles essentielles
Mélanger au fouet
Dispatcher dans quelques petits flacons à billes

Et appréciez !

*

[Edit : cet article a été écrit avant les mesures renforcées que nous connaissons aujourd’hui.] 

Un petit mot sur le « corne à virus », comme le prononcent les petits enfants de façon imagée. Cette réalité accompagne notre chemin de carême, alors autant essayer de nous exercer à la patience, à l’information éclairée, et à la confiance, à travers ce qui nous est donné de vivre.

Tousser dans son coude, se laver fréquemment les mains, saluer par un signe de tête et non par une poignée de main, éviter les grands rassemblement. A l’heure où j’écris ces lignes, ces consignes ne sont pas encore très contraignantes pour la majeure partie du territoire français.

Respectons-les pour notre santé, notre bien-être, et par souci des autres, surtout des plus vulnérables : tous ceux dont nous ne connaissons rien de leur vie, jeunes ou plus âgés, qui souffrent de pathologies respiratoires, d’une faible immunité, ou qui ont toutes les raisons de craindre les conséquences d’une très grave pneumonie, en cas de contagion. Ces anonymes, nous les croisons dans nos rues, nos paroisses, nos commerces. Ce sont eux avec qui nous avons parfois un petit échange d’entraide à propos d’une eau pétillante placée trop haut dans un rayonnage de supermarché. Chacun a un visage, un prénom. Chacun a besoin de notre prudence.

Et comme dans toute situation atypique, nous voyons des réactions disproportionnées, des rumeurs complotistes, des fakes surgir de toutes parts. Ne pas donner prise, sans non plus juger, ni perdre un temps stérile à écouter tout cela, représente finalement un bon entrainement pour nous centrer sur le Christ vivant qui marchera bientôt vers sa Passion. Faisons notre part, protégeons-nous très concrètement contre ce virus, et confions-nous à la Main puissante de notre Seigneur qui nous aime et nous garde.

Je finirai donc par cette petite recette de ma pharmacienne. Efficace, et toute simple et facile à réaliser, à retrouver sur la photo du gel désinfectant ci-avant.

Un article sérieux ici : Le Quotidien du Médecin

Et je vous retrouve très prochainement avec une douce petite collection Naissance et Baptême de bébé, qui m’a bien accaparée depuis janvier, d’où le long intervalle sans pouvoir écrire par ici.

Bon et saint Carême à chacun de vous !

A toutes fins utiles, voici un autre article du blog, toujours d’actualité pour nos 40 jours à la suite de notre Rédempteur et Sauveur  : Carême : 10 pistes de progression humaine et spirituelle

Et celui-ci sur la prière : 7 petites clés pour bien mieux prier devant le Saint sacrement

 

 

Quelques petits fragments de ces premiers jours de janvier pour accompagner mes vœux de sainte et belle année, à vous cher lecteur qui passez par ici.

 

 

 

Comment se fait-il que nos belles résolutions de début d’année se dissipent comme le duvet d’un chardon soufflé par le vent ? Sans doute parce qu’un changement profond exige le plus souvent un point de rupture, ou une prise de conscience salutaire. Si la nuit du 31 décembre, s’ouvrant sur une année toute neuve, peut avoir un effet « bain de minuit », elle ne peut pas créer la tension nécessaire à ce processus transformateur. Mais pour autant, ce désir de réussite existentielle a toute sa place en ce début d’année. La liturgie nous donne à contempler l’Enfant-Dieu caché dans une étable, elle nous parle de la joie des Rois mages venus se prosterner devant Lui et apporter leurs présents. Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l’insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-Jamais, Prince-de-la-Paix. Plus tard, cet Enfant devenu homme portera la Croix de tous les péchés et de toutes les souffrances de ce monde sur son épaule. Le plus beau cadeau que nous puissions lui offrir est notre confiance. N’hésitons pas à lui confier aujourd’hui toutes les espérances de notre cœur, afin que cette nouvelle année participe de façon remarquable à l’œuvre de notre vie !

 

Que notre marche s’illumine
A la clarté de l’étoile d‘or,
Ô Seigneur, ne tarde pas.

Notre âme t’espère,
Notre désir grandit,
Nous attendons notre délivrance,
Nous guettons ton aurore.

Tout petit Enfant à naître,
Qui as pris chair dans le sein de la Vierge pure,
Toi qui t’es fait l’un de nous,
Tu nous sauveras.

Tu répondras à nos prières,
Tu auras pitié de nous,
Tu combleras notre attente.

Et quand ta gloire habitera notre terre,
Tu nous regarderas,
Tu nous tendras les bras,
Blotti contre nos cœurs.

Viens, Seigneur Jésus ! Viens, tendresse de Dieu !

Bel avent et très joyeux Noël à chacun de vous !

Cartes disponibles sur MINTY HOURS , et pour vous chers lecteurs d’ECCE AMOR, en cette jolie fête de sainte Lucie de Syracuse – Frais de port offerts sur toute la boutique Minty Hours avec le code BELAVENT2019 jusqu’au 20 décembre minuit

 

Nous tous, à visage découvert,
Réfléchissons comme un miroir la gloire de Dieu.
Et nous sommes transformés
En l’image du Seigneur, toujours plus glorieuse.
Par l’action du Seigneur qui est Esprit
(2 Co, 3.18)

Il est sans doute très difficile de prendre conscience de cette réalité extraordinaire, mais si Saint Paul l’affirme avec force aux Corinthiens, nous avons aussi à accueillir cette parole comme un cadeau.

Il nous est d’ailleurs possible de saisir un petit quelque chose de ce long processus transformateur, lorsqu’une sainte joie nous illumine, par exemple, ou lorsque nous donnons le meilleur de nous-même, dans l’oblation de nous-même.

Et comme tous les trésors de l’Ecriture, cette parole de vie est tout autant destinée aux enfants.

Si les mots de Saint Paul sont encore trop abstraits pour lui, un enfant comprendra cependant très bien, via d’autres moyens d’expression, qu’il porte quelque chose d’infiniment beau, pur et précieux – l’imago Dei, l’image de Dieu en lui – et qu’il est appelé à faire grandir cette ressemblance, et à repousser tout ce qui peut l’abîmer.

 

C’est dans la visée d’approcher cet ineffable mystère, que cette nouvelle collection de cartes personnalisables, a été créée.

Pensée pour s’enrichir au fil du temps, cette collection comprend 4 modèles pour les filles et 4 pour les garçons, déclinés selon une délicate harmonie de couleurs à choisir parmi les gammes disponibles (ambre doré, bleu céleste, gris perle, bistre glacé)

Personnalisable, elle propose le marquage du prénom de l’enfant, et d’une parole de vie laissée à la convenance et l’inspiration de chacun : parole biblique, parole de sagesse proverbiale, petit mot d’affection, vœux de Noël ou Nouvel An, souhait d’Anniversaire, parole d’encouragement ou de consolation…

Une colombe déployée, et gravée dans la « chair » du papier, accompagne la figure illustrée qui porte également à la main une petite icône : une branche d’olivier pour le jeune garçon, symbole de paix, de pardon et de réconciliation. Et une délicate petite fleur pour la petite ou jeune fille.

 

Nous l’observons à mesure des années qui passent, les cadeaux plébiscités par nos jeunes (enfants, filleuls, neveux, petits-enfants) tendent toujours plus à se dématérialiser : abonnement à des revues jeunesse, bons cadeaux, bons pour un spectacle ou une sortie…

Une belle, sobre et touchante carte personnalisée, empreinte de profondeur spirituelle, permet alors de particulariser l’intention et de laisser un doux signe palpable de notre affection à ceux que nous aimons, et que nous désirons voir grandir en grâce et en sagesse.

 

 

Et dans cet humble travail, il y aura toujours à chercher du côté de cet immense influenceur qu’est le Bienheureux Fra Angelico ; il y aura toujours à se perdre dans la subtile et profonde forêt des forêts de son art, et la grandiose beauté transfigurée des figures de ce maître parfait.

 

 

Bon mois de novembre à chacun, vers les lumières de l’Avent

Grande carte double personnalisée au prix de 7 euros en boutique chez Minty Hours

 

 

 

Le 25 août 1941, Adrienne von Speyr, au cours d’une nuit de douleur, voit en vision la petite Thérèse, pour la première fois.

Thérèse apparaît « dans le sillage du Seigneur et de Marie. Simple présence, sans un mot, au beau milieu d’une nuit de souffrances.
le Journal commence comme ceci :

“Cette nuit, fortes douleurs. Et au beau milieu, une si grande grâce, une telle plénitude d’amour qu’il lui semble que tout son être n’est plus qu’adoration. Dans le feu de l’amour, elle veut se lever pour se mettre à genoux. Tout d’un coup le Seigneur est là à côté d’elle…” Aussitôt après, Marie se met à côté du Seigneur. Le Seigneur disparaît, Marie reste… et dit : “Pauvre petite”. Puis elle disparaît à son tour. A l’arrière-plan, pour la première fois visible, la petite Thérèse. “Elle avait quelque chose d’infiniment enfant, candide, sereine”.

Vision d’Adrienne von Speyr, Le 25 août 1941 (N° 158)

 

Cette belle vision nous parle avant tout, et de façon touchante, de la communauté des saints du Ciel qui œuvre en notre faveur par leur prière et leur discrète présence. Et elle nous parle aussi de leur beauté unique, en particulier celle de Thérèse. Au Ciel, nous garderons notre identité profonde !

*

Mais que cette image consolante ne creuse aucun écart entre nous et ceux qui ont l’insigne honneur de voir de leur yeux ou par les yeux de leur âme, la Vierge Marie, le Seigneur-Lui-même, ou un Bienheureux tel que Sainte Thérèse. La sainteté n’est aucunement réservée aux mystiques. Nombre de mystiques ne seront d’ailleurs jamais béatifiés.

Parlons plus précisément de tous ceux qui aspirent à la sainteté ordinaire. Cette sainteté qui ne voit rien, ne ressent rien, n’entend rien d’extraordinaire. Cette sainteté chère au cœur du Saint-Père.

Parlons de l’immense majorité d’entre nous, qui peinons à la suite de Jésus.

La réalité la plus commune, c’est que nous marchons très, très lentement.

Avec beaucoup d’hésitations, de retours en arrière, de petits pas en avant, sans rien voir, ni rien sentir.

Et tout est si petit, si limité.

Faible, imparfait, engourdi.

Notre prière peut se faire souvent balbutiante, égarée dans les blancs des marges d’une page blanche, alors que nous avons tant de choses à confier à notre Seigneur.

Notre désir de Dieu, notre connaissance de Dieu, notre aspiration vers Dieu s’avèrent souvent bien pauvres et confus, tant nous sommes accaparés par le flot des activités et devoirs de ce réel immédiat qui est le nôtre.

Face à ce constat sans appel, nous pourrions être tentés de baisser les bras. Et renoncer à lever les yeux si haut. Comment un projet de sainteté pourrait-il prendre racine dans ce limon-là ?

Si nous en sommes-là, alors bienheureux sommes-nous.

Parce que tout devient possible, justement.

Il y a en nous une image surévaluée de nous que l’on appelle idéal du moi et qui travaille en arrière-plan dans un petit coin de notre tête, c’est le « moi en mieux » inatteignable qu’il serait tellement formidable d’atteindre un jour.

C’est en acceptant pleinement notre petitesse, et en abandonnant cet impossible idéal entre les mains de notre Sauveur, qu’un vrai beau travail, totalement imparfait mais réellement agissant, peut s’enclencher.

L’idéal du moi demeurera toujours un idéal insaisissable. Cette réalité interne fait partie de notre construction psychique. C’est une belle image inspirante de soi, mais ce n’est pas par ce chemin que nous pourrons accéder à la sainteté.

Car « Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». Notre perfection, notre sainteté se tisse avec la laine de notre pauvreté. Pauvreté habitée, pauvreté progressivement corrigée dès lors que le péché s’en mêle, pauvreté toujours plus profonde, belle et désarmante à mesure que l’ego s’érode.

Pauvreté qui n’exclut pas l’excellence dans tel ou tel domaine, car il s’agit aussi d’essayer de faire de son mieux, mais pauvreté au cœur même du talent, quant à ce qu’il peut en advenir, en résulter.

Pauvreté de la transparence et de la vérité de soi devant Son Seigneur, pauvreté de qui se sait radicalement petit et infirme dans bien des domaines, pauvreté bénie car accueillante, accessible, simple, et naturelle face à ce frère qu’est l’autre.

Pauvreté de tout, des pensées, paroles, émotions, agirs et sentiments.

Accepter sa pauvreté, c’est accepter de se voir limité, et même très limité, ces limites contrecarrant par moment tout ce que voudrions ressentir, dire, faire, penser. Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.

C’est au cœur de cette déficience incompressible, que le Seigneur peut réellement œuvrer à notre transformation, car ici, il n’y a que Lui qui puisse changer les choses, et c’est ici que nous pouvons crier vers Lui et espérer avec force sa grâce. C’est ici que nous vivons « en live » le mystère de la foi.

Seul le Christ peut nous sauver, jusqu’aux fibres les plus intimes de notre âme.

Aussi embrassons avec joie cette pauvreté, gardons solidement notre main dans celle de Jésus, et cherchons, autant que nous le pouvons, à lui offrir et lui confier tous ces infimes petits fils de la trame de nos jours, humble matrice de notre sainteté en marche. Voilà notre espérance, voilà notre paradoxale grandeur.

***

Nous sommes ici loin, très loin de l’homme parfait que l’on veut nous vendre et qui est déjà disponible à la vente. Petit homme dont la composition peut se programmer sur catalogue, via les sites marchands des banques mondiales de gamètes, avec un berceau pour figurer le panier d’achat. Je frémis d’horreur en écrivant ces lignes, mais tout est déjà réel, et en train de s’instaurer sous nos yeux. Mobilisons-nous dans la prière et dans l’action.

Bonne fête de la Toussaint à chacun de vous !

 

 

 

 

En matière de consommation éco-responsable, je suis encore loin de l’idéal auquel j’aspire, mais parmi les petits progrès bien ancrés, il y a celui des produits ménagers, désormais exempts de composants nocifs. Lessive green, donc, et plus du tout d’adoucissant, remplacé par la fameuse astuce du vinaigre blanc dans le bac de rinçage pour contrer, si besoin, l’effet un peu rêche.

En bout de chaîne, je récupère un linge certes sain et propre, mais au parfum quasi-imperceptible, une fois sec. Un linge « neutral », loin de toute enivrante senteur de Soupline, mes lessives perdant de facto le petit contentement promis de ma micro-blanchisserie domestique.

C’est en me promenant, il y a quelques temps, au Bon Marché, à la recherche d’une idée innovante sur le sujet, que je suis retrouvée dans un espace un peu insolite, à l’étage dédié aux chambres et salles de bain.

Il s’agissait d’un corner rassemblant divers accessoires liés au linge de maison. Et sur une étagère, figurant une armoire ouverte, une série de beaux petits savons enveloppés semblaient tout autant diffuser leurs fragrance que leur composé mémoratif. Où les avais-je vus ? Dans quelle armoire ? Chez quelle grand-mère, grand-tante, ou arrière-grand-mère ?

Tels des écrins renfermant un art olfactif d’un autre siècle, ces petits savons pouvaient même appartenir à une époque encore plus lointaine. Celle de Thérèse de l’Enfant Jésus, de Marcel Proust, des premiers hôtels de luxe Terminus et de l’Orient Express. La soie précieuse du papier, le parfum d’antique onguent, l’élégante polychromie du bel emballage damasquiné m’ont en tout cas offert la réponse que j’attendais : ces nobles reliques odorantes n’étaient pas initialement conçues pour le lavage des mains, mais bien pour être gardées et parfumer le linge !

 

 

Bref, nous ne pourrons pas inventer plus écologique que nos fameux sachets de lavande ou petits savons. C’est par contact, au moyen de pochettes parfumés fabriquées maison, que le linge peut retrouver sa senteur de brassée florale, quand il est lavé avec des lessives bio, trop douces pour embaumer les fibres.

Alors, avec quoi les fabriquer ?

Il y a bien sûr la solution toute simple, soft et naturelle des pochettes homemade contenant des copeaux de savon de Marseille et grains de lavandin.

Si vous avez cependant envie d’autre chose, un large choix de fragrances est disponible aujourd’hui sur le marché, à tout petit prix. Ce billet n’est absolument pas sponsorisé, mais il est difficile de ne pas évoquer le géant Aroma- Zone qui offre une jolie sélection à 1,50 € l’unité : « Douceur d’Ange », « Baby Doll », « Pétale de rose », « Fleur de coton » …

Qu’est-ce qu’une fragrance au juste ? C’est une huile parfumée, composée de substances aromatiques synthétiques ou d’un mélange d’huiles essentielles naturelles, diluées avec une solution réagissant comme de l’alcool, ou bien avec une huile végétale ou minérale. Les fragrances sont utilisées en cosmétique, parfumerie et aromathérapie.

Quoique moins grasses que les huiles essentielles, les fragrances contiennent de l’huile. Comment alors exploiter leurs parfums sans nul risque de tache sur le linge ? Sur quel support les verser ?

Il existe des supports neutres en gomme d’acacia. Je ne me suis toutefois pas encore tournée vers ce médium, car ces pastilles peuvent être ingérées. J’ai préféré le gros sel, très rebutant au goût pour un enfant, si jamais il lui venait à l’idée d’ouvrir le sachet parfumé. Ce petit système D (qui sera sans doute amélioré au fil du temps et des expérimentations) consiste donc à faire exsuder sur du gros sel, un petit chiffon et du papier sulfurisé, tout le composé gras, tout en permettant en même temps l’embaumement du sel. Je vous décris la procédure en fin d’article. Mais il convient de faire beaucoup de petits essais préalables.

 

S’il vous est difficile de vous passer de l’effet Cajoline, sachez qu’il existe aussi des fragrances beaucoup plus puissantes dénommée « Lessive », « Souffle pur », « Fraîche envolée », « Coton propre », « Plein air » (et même « Doudou » !). Ce sont des parfums de synthèse d’origine américaine que l’on peut trouver sur le web. A l’ouverture du flacon, l’odeur de lessive n’est pas identifiable parmi les lessives ou assouplisseurs connus (sans doute en raison des droits d’auteur), d’où une possible déception. Ces parfums herculéens sont proches de ceux des adoucissants pour le linge. Mais ces fragrances évoluent et s’atténuent au bout d’une dizaine de jours pour, enfin, ressembler à une vraie bonne odeur de lessive ! Clic ici vers Aromat’Easy

Attention, leur fragrance est vraiment très forte – et leur substance plus grasse aussi. A utiliser avec beaucoup de précaution donc, et dans un lieu très ventilé ou sur le balcon. En comparaison les produits d’Aroma-Zone sont plus doux et discrets, mais ces parfums vigoureux ont l’avantage de durer bien plus longtemps pour cet emploi, et sont de fait, plus économiques.

 

 

Et puis, il y a eu cette envie d’essayer l’amidon de riz en cristaux comme les blanchisseuses d’antan. Son utilisation est d’une simplicité déconcertante, il suffit de tremper et d’essorer. Et c’est vrai qu’il est drôlement agréable de repasser et de porter un chemisier ou une blouse légèrement rigidifiés !

 

 

 

Et dans ce rush de rentrée, j’ai même trouvé le temps de me fabriquer un beau grand torchon de 1 mètre sur 1 mètre (!) en lin lavé, pour avoir toujours un petit coin sec quand je m’essuie les mains. Tissu trouvé au Marché Saint-Pierre. Autant dire qu’il a fini amidonné, lui aussi, et délicatement parfumé aux pétales de rose !

Bref, il y a bien des charmes à revenir aux astuces des belles lavandières de jadis !

 

Les étapes de la fabrication des sachets parfumés

• Il s’agit d’abord de verser un certain nombre de gouttes parfumées (variable selon la fragrance) sur une poignée de gros sel sec dans un récipient hermétique, plusieurs heures, afin que le sel s’imprègne. Chacun de mes petits sachets contient une grosse cuillère à soupe bombée de gros sel. On peut en mettre davantage. (Ne pas utiliser de gros sel humide que l’on peut voir aussi dans le commerce, le sel doit être sec).

• La seconde étape consiste à faire dégorger toute l’huile, en étalant le sel bien à plat sur un tissu, le tout enveloppé de papier sulfurisé (pour bien préserver le parfum), puis enserré dans un sachet en papier ou une feuille d’aluminium, et ce, durant une nuit.

Il importe d’utiliser du papier sulfurisé non gras (PAS de papier paraffiné type « nid d’abeille » d’Albal, beaucoup trop gras). Le papier de cuisson de la marque Carrefour est parfait pour cet usage car il est sec.

• Puis à la troisième étape, il faudra retirer le tissu et faire de nouveau reposer le gros sel, toujours bien à plat, dans une feuille de papier sulfurisé neuve et complètement enveloppante. Comptez au moins une journée.

• Au bout du processus et avant la mise en sachet, le gros sel soit être très parfumé, sec, parfaitement clair et translucide (même si la fragrance était visqueuse et colorée). A ce stade, le sel est prêt. S’il n’est pas très odorant, c’est que le nombre de gouttes de fragrance n’est pas suffisant.

• Que vous ayez prévu de créer des petits pochons en tissu, ou des pochettes en papier comme j’ai choisi de le faire, il est impératif de créer une sous-pochette protectrice, en papier sulfurisé dans lequel sera contenu et maintenu le sel.

Je ne donne pas de quantité ou de temps précis de macération, car tout varie d’une fragrance à l’autre. Certaines ont un parfum presque suffocant quand d’autres sont discrètes, le nombre de gouttes ne peut être assurément le même.  A titre indicatif, j’en ai mis plus ou moins 12 gouttes par sachet, pour que le parfum reste prégnant longtemps (plusieurs semaines).

• Ne fabriquez pas de nombreuses pochettes d’un coup ! Même si le triangle Warning n’apparaît pas sur les petits bouteilles, il est très allergisant de respirer une grande quantité huile aromatique. D’autre part, pour commencer, il s’agit de trouver empiriquement le bon dosage, tant pour les gouttes d’essence que pour le nombre de fines couches protectrices, afin de préserver votre linge de toute excrétion huileuse. Le plus prudent est de tester vos pochettes parfumées sur du linge qui ne craint rien, comme une pile de mouchoirs en tissu. Dans un premier temps, utilisez impérativement du papier pour l’emballage final plutôt qu’un joli pochon en tissu, le papier étant un bon marqueur. Aucune tache de gras ne doit apparaître. Et n’omettez jamais la sous pochette protectrice en papier sulfurisée. Même sec au toucher, le sel restera toujours légèrement gras, comme le sont aussi les savons.

 

Cartes décoratives pour la maison from Minty Hours

Bel Automne à chacun de vous !

 

 

Il y a…

La saveur de la dragée vanillée, le parfum délicat des fleurs d’été.

L’exquis défilé des desserts et sorbets.

La fine vaisselle aux bords vermeils,

la timbale en argent ciselé,

les doux biscuits, façonnés la veille.

L’émotion des retrouvailles, le champagne, et la mousse de cristal.

Le signet souvenir, à offrir aux invités.

L’innocent respir, la petite tête de l’enfant blottie sur la poitrine.

Le lys pur de la robe, le bouton de lait, la broderie opaline.

L’or miroitant de la petite médaille,

Les bras tendres de la marraine.

L’ombre tiède, et la lumière sereine

en ce jour suspendu, gravé pour toujours.

 

Le baptême est le sacrement de la naissance à la vie chrétienne : marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, l’enfant ou l’adulte baptisé renaît à une vie nouvelle. Devenu enfant de Dieu, il est appelé à vivre selon l’Esprit de Dieu.

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Ce petit article, au cœur de l’été, et autour des jolis préparatifs pouvant entourer le sacrement du baptême, nous emporte vers une douceur glacée, dont nous pouvons profiter en tout temps, même si nous n’avons aucun sacrement à fêter. Voici l’une des délicieuses recettes de crème glacée basique du chef Alain Ducasse :

Ici, nous avons aimé associer le fondant de la crème glacée rafraîchissante, au craquant de la dragée aux amandes.

Mais cette base se prête à toutes sortes de touches finales gourmandes : coulis de fruits rouges, nappage chocolat, touche de caramel et noix de pécan pilées, ou coulée de miel à la lavande et son brin…

 

La recette de la crème glacée avec (ou sans) sorbetière aux éclats de dragée – base à la vanille d’après une recette du chef étoilé Alain Ducasse

INGRÉDIENTS pour 6 personnes

  • 5 jaunes d’œufs
  • 150 g de sucre
  • 500 ml de lait
  • 10 g de poudre de lait
  • Une vingtaine de dragées broyées au pilon dans un petit mortier
  • 2 gousses de vanille / ou bien 5 gouttes d’extrait d’amande amère (soit l’un, soit l’autre)

La dragée se composant d’une amande entière enrobée d’une fine couche de sucre vanillé, on pourra opter pour une base de glace à la vanille, ce qui rehaussera la saveur vanillée, ou bien partir sur une base amande pour majorer l’arôme délicat de l’amande. Si vous offrez cette glace à des enfants, choisissez de préférence la vanille, elle fera l’unanimité !

 

DÉROULÉ DE LA PRÉPARATION

  • Placer le bol amovible de la sorbetière dans le congélateur pendant 20 minutes. Si vous n’avez pas de sorbetière, placer au congélateur le récipient destiné à la préparation finale

 

  • Pendant ce temps, séparer le blanc des jaunes d’œufs. Réserver les blancs pour une autre recette, et mélanger vigoureusement les jaunes et le sucre à l’aide d’un fouet jusqu’à ce que la consistance obtenue devienne mousseuse, crémeuse et claire.

 

  • L’arôme :

Si vous choisissez une base parfumée à l’amande : Verser 5 gouttes d’extrait d’amande amère dans les jaunes blanchis et bien mélanger

Ou bien si vous préférez une base parfumée à la vanille : Fendre les gousses de vanille dans leur longueur et gratter les graines avec un petit couteau. Incorporer les graines dans les jaunes blanchis et bien les mélanger.

 

  • Verser ensuite la poudre de lait puis ajouter le lait. Bien mélanger à nouveau.

 

  • Cuire au bain-marie à moins de 85° (il ne faut pas que l’eau bout à gros bouillon), en agitant légèrement la surface à l’aide d’une cuillère en bois (de façon à éviter la formation d’une peau)

 

  • Refroidir sur un récipient rempli de glaçons.

 

  • Placer la préparation dans la turbine à glace passée au congélateur pour la refroidir encore rapidement avant de la turbiner (ou bien dans le récipient glacé si vous n’avez pas de sorbetière)

 

  • Puis stocker la glace dans une boîte plastique jusqu’au moment de servir.

Si vous n’avez pas de sorbetière, placer au congélateur et remuer au fouet toutes les 45 minutes 5 fois de suite.

 

  • Au moment de servir, verser généreusement sur chaque boule de glace, des éclats de dragées pilées

Ou bien au choix si vous souhaitez diversifier les desserts : un filet de miel de lavande, un coulis de fruits rouge, un nappage au chocolat, ou une sauce caramel

 

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Bonne dégustation !

… et très agréables poursuites de vos vacances, ou bon courage si vous reprenez !

Si besoin, cartes souvenirs et cartes cadeaux de baptême personnalisables, disponibles en format signet ou grande carte, à retrouver en boutique chez MINTY HOURS

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En ce joyeux temps liturgique, j’ai le plaisir de vous proposer la recette détaillée de ces jolis biscuits de baptême ou de communion.

Faute de temps, je pâtisse rarement, et si j’ai réussi cette petite entreprise du premier coup, soyez certains que vous réussirez à tous les coups ! Je vous livre toutes les astuces, pas à pas, de cette opération.

En premier lieu, je vous recommande de bien suivre la recette, sans ajouter ou retrancher un ingrédient, car l’obtention d’une base de biscuit plate et ferme est vraiment essentielle pour parvenir à créer ce joli biscuit de cérémonie.

Pour cette raison, gardez-vous du secours d’une pâte industrielle déjà toute faite car ce type de préparation contient des levures. Il importe vraiment que votre pâte n’en contienne pas. N’ajoutez pas non plus de bicarbonate. Votre pâte risquerait de gondoler à la cuisson.

Ingrédients (pour une vingtaine de sablés) :

  • 250 g de farine
  • 125 g de beurre frais
  • 125 g de sucre
  • 1 oeuf (gros)
  • Une petite pincée de sel

 

 

Préparation :

  • Mélanger l’œuf, le sucre et le sel à l’aide d’une cuillère ou d’un petit fouet à main.
  • Ajouter ensuite toute la farine d’un coup. Malaxer et briser en petits bouts la pâte, à la main.
  • Couper le beurre en petits bouts, ajouter progressivement les morceaux de beurre à la pâte et pétrir le tout rapidement. Attention, le beurre ne doit pas être mou ou fondre, sinon la pâte risque d’être collante.
  • Placer au frais sous un film alimentaire pendant au moins 1 heure.

 

 

  • Etaler au rouleau sur un plan de travail fariné. Affiner de façon à obtenir une épaisseur ni trop fine, ni trop épaisse : 3 mm environ.

Comme le montre la photo,  j’ai choisi d’étaler directement la pâte sur un papier sulfurisé disposé sur la plaque de cuisson qui sera enfournée aussitôt, une fois les découpes réalisées, de façon à ne jamais manipuler les colombes, car la pâte demeure fragile tant qu’elle n’est pas cuite – le fait de les décoller pouvant les déformer et les abimer.

  • Réaliser les découpes avec des emporte-pièces. Conserver la pâte restante.
  • Enfourner pendant 10 minutes à 180°C ou Thermostat 6 dans un four préchauffé, voire davantage dans un four à chaleur tournante. Surveiller de très près le début de dorure (la cuisson va très vite). La pâte doit être tout à fait cuite, mais claire, à peine dorée, de la couleur d’un joli sablé.
  • Placer aussitôt les sablés sur une grille froide et patienter jusqu’à leur complet refroidissement pour passer à l’étape de la pâte à sucre.

 

 

  • En parallèle, récupérer la pâte fraîche restée autour des découpes, former une boule, et de nouveau, étaler au rouleau sur un plan de travail fariné pour obtenir une épaisseur de 3 mm environ. Si vous les étalez sur un papier sulfurisé placé sur votre plaque de cuisson, celle-ci doit être refroidie à l’eau glacée après son premier passage au four.
  • Puis réaliser les découpes et enfourner. Recommencer l’opération, jusqu’à épuisement de la pâte

L’étape suivante peut avoir lieu le jour même, ou bien un peu plus tard, les sablés se conservant très bien placés au sec dans une boîte en métal hermétique.

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Une fois vos biscuits cuits et parfaitement refroidis, la création du glaçage en pâte devient à sucre un jeu d’enfant, si vous choisissez une pâte à sucre pré-étalée, vendue en rouleau.

Il suffira simplement de dérouler votre pâte. A cet effet, un petit instrument épatant au prix de quelques euros vous facilitera amplement la tâche : le lisseur de pâte à sucre (que j’ai même utilisé pour parfaire le lissage de la pâte à base d’œufs et farine). Le produit est consultable par exemple ici :  clic vers Panda Kitchen (à 2.90 € au moment de l’écriture de cet article)

Cette étape toute simple et amusante consiste à créer vos découpes dans la pâte à sucre à l’aide votre emporte-pièce.

 

 

  • Appuyer bien fort et sans bouger pour une découpe nette. Exploiter toute la surface de la pâte, le plus savamment possible pour limiter les pertes. A titre indicatif, il faudra 2 rouleaux de pâtes à sucre pour 20 biscuits. Utilisez de préférence des gants en latex (ou en coton si allergie) pour manipuler vos colombes afin d’éviter toute trace d’empreinte, comme le font les chocolatiers. Ces petits sachets de gants peuvent s’acheter au rayon des gants ménagers de supermarché (Monoprix par exemple).

En principe, votre pâte à sucre en rouleau présentera un bel aspect lisse. Au cas où vous constateriez de toutes petites irrégularités de surface sur certaines zones (cela peut arriver sur certains rouleaux ayant subi des assauts de température), ne vous en inquiétez pas, et ne faites rien de particulier, elles vont disparaître toutes seules, quelques temps après la création de votre biscuit.

Une fois ces découpes réalisées, nous allons associer les colombes en sucre aux colombes en biscuit. Mais au préalable, il est impératif d’enduire chacun des biscuits d’une préparation permettant un collage pérenne de la pâte sucre sur la pâte cuite :

Pour ce faire, j’ai choisi les petites pierres de Candy Melts de Wilton à faire fondre au bain-marie.

  • Déposer simplement les morceaux (sans eau surtout) dans un bol. Placer le récipient dans une casserole d’eau bouillante, et surveiller la fonte. Vous obtiendrez une texture crémeuse qui se prêtera parfaitement à l’encollage des deux éléments (biscuit avec pâte à sucre). La mini truelle n’est vraiment pas nécessaire, un dos de petite cuillère conviendra même bien mieux, mais cette petite pelle a le mérite d’illustrer l’aspect ciment du Candy Melts.

 

 

  • Etaler une couche suffisamment épaisse pour que les 2 parties se colmatent bien (sans nul besoin d’en mettre une couche massive non plus). Ne pas étaler jusqu’aux bords du biscuit, laisser une petite marge pour éviter un dépassement de la crème lors de la pression.
  • Placer l’élément découpé (colombe ou tout autre forme choisie) sur le biscuit enduit de crème. Le biscuit, s’étant légèrement agrandi lors de la cuisson, dépassera ainsi de peu, créant le joli effet escompté. Attendre bien sûr le séchage complet de la crème avant de constater que les deux parties sont bien collées. (Un peu de patience, car il est facile de décoller les parties si le séchage n’a pas encore eu lieu).
  • Les yeux des colombes sont constitués, ici, de minuscules bouts de vermicelle de chocolat, fixés avec de la colle alimentaire transparente (mais des tas d’autres solutions sont possibles comme une pointe de chocolat noir fondu, ou une pointe de Candy Melts additionné de colorant).

Parvenus à ce stade, nos biscuits commencent à prendre une belle allure. Passons à l’étape finale : la création des ailes – ou d’un élément décoratif si vous avez choisi une forme autre que la colombe.

Là encore, je me suis grandement facilité la tâche en utilisant une solution de glaçage prête à l’emploi, fiable et facile : la glace royale en poudre de la marque Mora. C’est juste magique : clic vers Mora (je n’ai pas d’actions chez eux !). Elle est disponible en ligne ou en boutique parisienne – au 13 rue Montmartre, Paris 1er.

L’étiquette indique : « Cette préparation vous permet d’obtenir une glace royale souple, à la texture idéale pour le décor au cornet ou à la douille à décors fins ».

Et c’est tout à fait ça !

  • Choisir le mode d’emploi « pour faire des fleurs » : verser le contenu du sachet (250 gr) dans un récipient et ajouter 25 ml d’eau. Mélanger au batteur 1 mn à faible vitesse, puis 5 mn à grande vitesse. La glace royale est prête quand la préparation est ferme.

Mais attention, à moins de confectionner une grande quantité de biscuits, vous n’aurez certainement pas besoin d’utiliser tout le sachet, compte tenu du volume que prend la préparation une fois battue en neige, et compte tenu également de la surface réduite des petites ailes.

25 ml pour 250 gr = 10 % d’eau d’une dose de poudre. J’ai utilisé un petit verre doseur pour calculer ces 10% sur une quantité de poudre équivalent à un quart du paquet, et j’en avais très largement assez !

Cette meringue fraîche montée au batteur doit être suffisamment ferme pour ce que vous puissiez maîtriser votre dessin. Attendez vraiment le point de fermeté maximale (comme celui des blancs montés en neige).

 

 

La douille lavable en machine, très pratique, provient de Monoprix.

  • De là, une fois la poche à douille remplie, dessiner un petit 3 à l’envers ou tout autre petit graphisme pouvant figurer une aile – ou autre élément de décor à votre convenance en fonction de l’emporte-pièce choisi.

Attendre consciencieusement le durcissement du glaçage avant de toucher au biscuit !

Une fois sec, votre biscuit de baptême est prêt à être offert et dégusté. Ô joie ! 🙂

 

 

Le Mémo des Ingrédients pour la décoration :

  • 2 rouleaux de pâte à sucre de couleur blanche (les différentes marques se valent) pour 20 biscuits
  • Quelques pierres de Candy Melts de la marque Wilton (pour le collage) – Notez que le chocolat blanc fondu doit fonctionner de la même façon !
  • Une tasse d’un paquet de glace royale en poudre de la marque Mora par exemple – Si vous n’en avez pas, vous la créerez aisément avec du sucre glace, du blanc d’oeuf et du citron (Googliser « Glace royale »)
  • Un peu de vermicelle noir pour la création des yeux  et un soupçon de colle alimentaire pour l’adhésion – La colle peut se créer avec du blanc d’oeuf et du sucre glace, si ce prêt-à-l’emploi ne figure pas dans votre placard de cuisine (Googeliser « Colle alimentaire »).
  • Pour l’outillage : Un emporte-pièce choisi en fonction de l’évènement, une casserole et un récipient pour le bain-marie, un batteur et une poche à douilles pour les ornement méringués, des gants en latex fin

 

Sachez qu’avec le temps, la pâte à sucre ne durcit pas, et ne se dessèche pas non plus. Il convient cependant de mettre vos biscuits à l’abri si vous ne les consommez pas tout de suite.

Dans l’attente du grand jour, vous pouvez entreposer votre production dans une boite en fer, en séparant les étages avec du papier sulfurisé, et en laissant un petit espace entre chaque biscuit du même étage.

Puis la veille du grand évènement, déposez chaque biscuit dans un petit sachet cristal orné d’un ruban.

Et comme il vous restera diverses chutes de pâtes, vous pourrez faire plaisir aux petits gourmands de la maison ! 😉

Mais vous pourrez également créer des médailles en pâte à sucre en appliquant bien fortement un tampon dessus.

J’ai réalisé les miennes avec un tampon en laiton fait pour la cire ou les biscuits. N’utilisez pas de caoutchouc, la pression serait trop faible, et l’empreinte peu visible. Et n’attendez pas un éventuel durcissement, ces petites médailles garderont leur consistance du premier jour !

 

 

J’ai été inspirée par cette petite colombe du Saint Esprit, mais ces jolis biscuits se déclinent bien sûr à l’infini, et peuvent être créés, sous une autre forme, pour un anniversaire par exemple, avec une thématique particulière.

Si vous habitez la région parisienne, ou si vous projetez une balade à Paris venant de Province, je vous conseille vraiment de faire un tour dans le joli quartier parisien des ustensiles, ingrédients et épices de cuisine, au début de la rue Montmartre (Métro Les Halles), là où se concentrent de célèbres établissements (E. Dehillerin, Mora etc). Vous y trouverez absolument tout ce qu’il vous faut, et un vaste choix d’emporte-pièces. Mais à titre indicatif, j’ai trouvé le mien sur le site Amazon et plus précisément sur cette fiche produit-ci si elle existe encore (les liens pouvant se rompre rapidement sur cette plate-forme) : emporte-pièce colombe

Belle création et bonne dégustation !

Découvrez aussi d’autres jolies idées inspirantes pour les jours de fête autour des sacrements sur l’un de mes tableaux Pinterest dédié aux Baptême, Communion, Confirmation (plus de 260 épingles) : clic vers le tableau PINTEREST

 

 

Nous avons tremblé, peut-être pleuré, prié, supplié, dans ces heures d’angoisse, quand nos courageux pompiers tentaient de maîtriser le feu le plus délicatement possible pour sauvegarder la dentelle de pierres de Notre-Dame. Les murs, les deux tours gothiques, et la rosace de notre belle Cathédrale ont tenu bon, après avoir frôlé l’effondrement !

Au milieu du chaos, la Croix resplendissante dans la nef calcinée, l’autel et les statues de la Vierge restés intacts, les précieuses reliques retrouvées, la résistance de la structure, nous laissent pressentir la marque affectueuse et providentielle de l’intervention de notre Sainte Mère.

Et une force d’espérance est née, en même temps qu’une étonnante et mystérieuse communion, transcendant les frontières, les croyances, les disparités sociales.

Si notre cœur se serre devant les ruines désolées de Notre-Dame, une confiance nouvelle se fait jour. Après le puits de honte des scandales, après la défiguration de notre sainte Église, nous commençons à saisir que le chantier colossal de Notre-Dame de Paris offre en miroir une image du profond renouveau que nous espérons et désirons pour notre Église blessée.

Oui Seigneur Jésus, donne-nous une âme et un cœur de bâtisseur. Donne-nous de réparer ton Église, ton Épouse mystique, afin qu’Elle retrouve sa splendeur et sa beauté. Ressuscite-La de ses cendres, et ressuscite-nous, avec Elle ! Permets, en chacun de nous, une profonde et intime conversion !

Ce renouveau ardemment désiré, s’apprête à prendre vie à travers nos actions, nos initiatives, nos bras secourables, mais aussi par la force de notre prière.

 

Cette mini feuille de route conçue pour nous aider à prier, notamment devant Jésus Eucharistie, n’est pas rattachée à l’incendie de Notre-Dame, ni spécialement au Temps de Pâques. Elle peut se lire en tout temps, mais il est vrai que le Temps Pascal et les Fêtes qui le suivront de près (Fête du Saint Sacrement, Fête du Sacré-Coeur de Jésus) font partie d’un temps liturgique beau et motivant, pour reprendre résolument le chemin de la prière, ou le poursuivre !

 

7 petites clés pour mieux prier devant le Saint Sacrement

 

1) l’introduction

Quand nous sommes devant le Seigneur, rendu réellement présent dans la Sainte Hostie, le premier mouvement de l’oraison peut être de rendre grâce pour ce temps d’intimité que nous nous préparons à vivre avec le Christ.

Merci Seigneur d’être là / Béni sois-tu / Aide-moi à te parler comme Tu aimerais que je te parle / Envoie sur moi ton Esprit Saint…

Ces mots simples nous donnent de confier à Jésus le cheminement de notre pensée.

Ces mots nous permettent aussi d’entrer dans un dialogue : Je me tiens devant Toi Seigneur, je sais que Tu m’aimes, que Tu m’écoutes et me réponds.

Pensons aux premiers mots que nous adressons à un être cher, et à la joie que nous lui manifestons en le retrouvant !

 

2) La remise de ce qui est important pour nous

Nous croyons en un Dieu qui marche à nos côtés, se soucie profondément de nos propres soucis, prend soin de nous.

Ce qui nous tient à cœur Lui tient à Cœur.

Notre Dieu d’amour désire notre accomplissement, et par là, notre bonheur – un bonheur vrai et exigeant !

La prière d’adoration est un moment propice pour Lui confier ce qui occupe le premier plan de nos pensées et nos projets.

Cependant, nous sommes ici dans un dialogue avec le Seigneur, avec le Fils du Dieu vivant, et cette ligne de crête est délicate.

En effet, la mobilité et l’agilité de notre pensée humaine fait que nous glissons rapidement, par associations d’idées, d’une pensée à l’autre, et nous pouvons très vite partir dans tous les sens, et dériver vers un monologue intérieur. Pour contrer cette tendance naturelle, n’oublions pas d’inclure constamment le Seigneur : « Guide-moi dans ce projet, Seigneur / Toi qui sais ce qui est bon pour moi, est-ce que cette démarche va dans le bon sens pour moi ? / Si j’ai omis quelque chose d’important, ou si j’ai fait une erreur, montre-le-moi / Merci Seigneur pour ce que j’ai réussi à réaliser avec Toi et grâce à Toi / Merci pour cette avancée / Permets-moi de faire un pas de plus / Je n’arrive pas à communiquer avec untel, aide-moi / etc…

Et si la tentation du monologue a gagné, et que nous réalisons confus que nous nous sommes égarés dans nos pensées, offrons alors ce raté et cette confusion à Jésus. Rien ne se perd !

 

3) L’offrande de notre pauvreté

La prière d’adoration est vraiment le lieu de la Rencontre avec le Seigneur, le lieu où nous sommes invités à venir tel que nous sommes.

S’il est vraiment bienvenu d’apporter une Bible pour pouvoir nous référer à la Parole de Dieu (Dieu nous parle à travers elle), ou un ouvrage spirituel, ce sera alors par intermittence. Non pas en continu. Comme il ne conviendrait pas de nous absorber dans un livre si nous étions devant un ami très cher.

Dans la prière eucharistique, nous sommes sans filet et les mains vides. Il est bien possible qu’à un moment ou un autre, nous ne sachions même pas quoi dire à Jésus, et nous trouver face à un « blanc » : c’est notre pauvreté et le Seigneur l’aime ! N’ayons pas peur de nous retrouver petit et sans voix. Le Christ vient nous enrichir de sa Présence et son Amour.

 

4) l’intercession

Réserver un temps d’intercession dans notre prière nous permet de rassembler toutes nos intentions, et de les déposer entre les Mains du Seigneur.

Pour les plus importantes, il est bon de préciser notre demande, comme l’a fait la Vierge Marie aux Noces de Cana.

Et notons combien sa prière était tout simple : « Ils n’ont plus de vin ». La Vierge douce savait que ces quelques mots suffiraient.

Comme elle, nous pouvons vraiment faire simple. Nous pouvons aussi énumérer les prénoms de ceux à qui nous pensons spontanément, sans formulation. Le Seigneur sait que nous lui confions les soucis particuliers de ces personnes, dans le détail.

Nous pouvons bien sûr aussi lui remettre les personnes à qui nous avons promis notre prière, mais dont nous avons oublié les noms ou les intentions.

 

5) Les petits silences d’amour

Prier le Seigneur, c’est aussi observer des petits temps de silence, et demeurer juste là, devant Lui, devant la blancheur et l’humilité du Seigneur, matériellement visible sous l’espèce du Pain consacré, la Sainte Eucharistie.

Au premier Livre des Rois, dans un récit célèbre, le Seigneur s’est manifesté à Elie, non pas dans l’ouragan, non pas dans le tremblement de terre, mais dans la brise légère.

Ces petits temps de silence et de disponibilité entière, donnent le champ libre aux douces motions du Saint Esprit, comme une rosée imbibant imperceptiblement une éponge.

Il ne se passera rien en apparence, mais une réponse pourra naître subtilement dans notre cœur quelques heures ou quelques jours après.

Et si ne pouvons pas prolonger trop longtemps ce face-à-face silencieux, nos pensées prenant naturellement le relais, nous pouvons nous exercer à revenir sans cesse à ce paisible silence, au cours de notre prière.

 

6) Kyrie Eleison

La prière d’adoration peut être l’occasion d’une clarification ou d’un examen de conscience.

Discerner notre péché, et prendre la ferme résolution de recourir au sacrement de réconciliation est une décision qui nous place généralement dans la paix, mais il peut arriver que la pensée de notre péché vienne dresser un mur en nous-mêmes.

Nous pouvons alors oublier que le pouvoir purificateur du Seigneur ne connaît pas de péchés ou de tendances malignes qui ne puissent être guéris. Si je dresse un mur entre Jésus et moi, qui le franchira ? Lui parce qu’Il m’aime !

[Je reprends ici de mémoire les mots du Pape François, faute de retrouver la référence]. Dans l’un des Évangiles de la Résurrection, Jésus apparaît et se tient là au milieu des disciples, alors que les portes étaient fermées. Il est bien le seul à pouvoir faire cela. Si notre culpabilité ou notre honte nous enferment sur nous-mêmes, regardons-Le. Rien n’est impossible à notre Dieu d’amour dès lors que l’on se tourne vers Lui, avec foi et dans le désir sincère de changer (ou le désir du désir !). Notre propre porte intérieure est certes, capable de fermeture, mais la porte du Seigneur est toujours grande ouverte pour chacun de nous.

 

7) Demeurer en Lui, exprimer notre amour

Alors que dire au Seigneur après avoir peut-être lutté contre les pensées parasites, la tentation de monologuer, la difficulté à fixer notre pensée sur les réalités si réconfortantes de notre foi… Tout simplement l’essentiel : que nous L’aimons, que nous désirons l’aimer toujours davantage et grandir dans la confiance !

Soyons aussi missionnaire, demandons-Lui comment Le faire aimer, comment bien parler de Lui, comment refléter sa miséricorde et son amour, comment laisser transparaître son Visage de tendresse en nous !

« L’adoration signifie reconnaître que Jésus est mon Seigneur, que Jésus me montre le chemin à prendre, me fait comprendre que je ne vis bien que si je connais la route qu’Il m’indique. Adorer, c’est donc dire : « Jésus, je suis tout à toi et je te suis dans ma vie, je ne voudrais jamais perdre cette amitié, cette communion avec toi ». Je pourrais également dire que l’adoration, dans son essence, est un baiser à Jésus, dans lequel je dis : « Je suis à toi et je prie afin que toi aussi, tu demeures toujours avec moi ». (Pape émérite Benoît XVI)

 

Très joyeuses fêtes de Pâques à chacun !

Jolies petites cartes du Temps Pascal disponibles ici : vers Minty Hours 

Je vous retrouve bien vite avec une surprise, spécialement pour vos beaux préparatifs de communion.