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Blog catholique. Micro observatoire de la beauté, à la rencontre des grâces, des émerveillements et des joies toutes simples de la vie. Art de la maison, Création contemporaine, Style monacal, Design écologique, DIY, Artisanat d'art, Illustration.

la petite marchande de glace 2 MINTY HOURS

 

En temps de confinement, nous étions un peu comme dans l’arche de Noé, à guetter la colombe portant un frêle rameau de feuillage : le retour à la vie, dans le frémissement du printemps.

Nous y sommes. Même si tout est encore bien fragile, même si l’horizon de notre économie humaine est brouillé, même s’il nous faut nous entourer de toutes sortes de précautions sanitaires, nous commençons à respirer.

L’air embaume le lilas aux abords des maisons parées de glycine, les oiseaux chanteurs folâtrent dans un ciel d’azur, il n’est plus besoin de sortir avec une autorisation, la brise légère de mai nous fait sentir plus légers. Des petites processions d’enfants en patinette serpentent dans les rues, la vie reprend !

Et je vous emmène aux Tuileries !

Dans la vraie vie, cette petite marchande n’aurait pas encore le droit d’installer son stand dans ce beau jardin attractif de Paris.

Mais rêvons un peu et projetons-nous dans les jours où nous pourrons retrouver l’insouciance et la pleine liberté.

 

la petite marchande de glace 4 MINTY HOURS

la petite marchande de glace 6 MINTY HOURS

la petite marchande de glace 1 MINTY HOURS

la petite marchande de glace 7 MINTY HOURS

 

Durant la quarantaine, j’ai cherché de quelle façon apporter ma petite contribution bénévole. Voyant beaucoup de mamans gérer une micro-classe à la maison, avec plusieurs enfants pour le plus grand nombre d’entre elles, tout en télétravaillant ou en assurant l’intendance de la maison, j’ai noté que les interstices créatifs, tels que les coloriages ou les découpages, étaient vraiment bienvenus pour occuper un écolier qui a fini ses exercices, pendant les explications données à son frère ou sa sœur. Et vous êtes nombreux à choisir de garder, jusqu’à la fin de l’année scolaire, ce rythme et cette organisation, en home-office et home-school.

Alors ce doux petit monde autour d’une jolie marchande de crème glacée, à découper et à monter selon les indications, vous est proposé gratuitement, sous forme de PDF à télécharger depuis la boutique MINTY HOURS. Uniquement à cet endroit pour vous familiariser avec la page des bricolages gratuits de la boutique, que je déploierai dans le temps.

Je me suis bien amusée à créer ces personnages, ce chariot, et tout ce qu’il contient pour permettre à cette petite marchande de réaliser de jolies crèmes glacées. Et j’espère que cette mise en scène sera également plaisante à fabriquer pour vos écoliers, qui approcheront la géométrie dans l’espace de façon bien plus distrayante que dans les manuels scolaires !

Une fois cette scénette montée, il sera bien sûr possible d’enrichir ce petit stand, par exemple en créant des barbes à papa avec un bâtonnet et du coton, en inventant d’autres personnages, et pourquoi pas un autre chariot sur ce même modèle. Si j’avais eu plus de temps, j’aurais bien aimé aussi créer le petit vendeur de panini !

Enjoy ! ^_^

*

Le PDF inclut tout, y compris les explications. Les formes sont simples à découper. Seuls les personnages demandent un peu plus de précision. Vous avez juste besoin d’une imprimante, de 4 feuilles de papier et de 4 pailles en carton (ou agitateurs à café en bois par exemple) pour les pieds supporteurs du parasol. Avant le découpage, vous pouvez coller vos impressions sur un papier un peu fort pour une meilleure tenue, excepté la partie du parasol qui peut rester en papier plus léger, ce qui facilitera le découpage des arrondis.

Pour accéder au PDF, se rendre sur le shop MINTY HOURS (attention, la boutique et non le blog) et cliquer sur le produit intitulé « la petite marchande de glace » pour être orienté, ou cliquer directement sur les 3 petites barres horizontales en haut à droite du shop, et chercher, dans la liste qui s’ouvre, la page « PDF gratuit ». Une fois sur cette page, cliquez sur le lien indiqué et téléchargez !

 

Carte Procession pascale MINTY HOURS

 

« Jésus, j’ai confiance en Toi ». Saint Jean-Paul II avait comparé la puissance de cette petite phrase à l’éclat d’un rayon de lumière capable de transpercer les nuages les plus denses de nos vies.

Qu’il nous suffise de nous l’approprier, pour éprouver combien cette parole a le pouvoir d’oxygéner et apaiser instantanément notre cœur. Sans doute encore plus fortement en ces temps douloureux de récession, de paralysie, d’inquiétude, et de deuil.

Comme sur le chemin d’Emmaüs, le Christ vivant nous rejoint sur nos routes, en ce temps de Pâques. Il vient marcher à nos côtés, et nous enseigner, à petits pas progressifs, comment vivre de sa vie, comment considérer plus sereinement nos activités, en nous reposant entièrement sur Lui. Sur Lui qui prend soin de nous. Un soin aimant, et infiniment respectueux de nos aspirations profondes.

Trop souvent, une petite part de nous-même n’ose pas y croire, et cherche à garder le contrôle, ne serait-ce qu’en s’inquiétant – et le contexte actuel peut nous donner du grain à moudre. Le Seigneur vient nous faire respirer plus largement. Il est là, Il nous aime, Il désire notre bien, notre santé, notre sécurité, notre joie !

Et si telle ou telle perspective nous cause du souci, faisons également nôtres les mots de la Vierge à l’Annonciation : Comment cela se fera-t-il ? Ces mots nous feront entrer dans un dialogue confiant et constructif avec notre Dieu de tendresse, qui en Père attentif, a le souci de donner de bonnes choses à ses enfants, par toutes sortes de médiations providentielles et belles surprises.

Alors reste avec nous Seigneur, le soir tombe. Notre espérance, c’est ton Cœur de bonté et de miséricorde. Joyeux Temps Pascal à chacun de vous !  🕊🌿🙏🏻

Carte du Temps de Pâques disponible chez Minty Hours

Masques Coronavirus - Ecce Amor

 

Tandis qu’une foule de valeureux professionnels se lèvent chaque matin, et se dépensent sans compter, pour nous nourrir, pour assurer les services essentiels à la vie, et pour soigner nos concitoyens malades, le peuple des confinés que nous sommes en grande majorité, lui, est appelé à vivre cet itinéraire pascal dans une autre forme de don de soi.

« Ô mon peuple, que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi » (Impropères)

En cette veille du Triduum Pascal, nous nous préparons à suivre notre Seigneur en sa Sainte Passion. Nous L’accompagnerons au Jardin de l’agonie, au Sanhédrin, chez Pilate, sur le chemin du Calvaire, au mont du Golgotha, jusqu’à la tombe scellée du Saint Sépulcre.

Conduit comme un agneau, le Fils de Dieu se laissera broyer sous le pressoir des tortures et de la Croix, pour nous délivrer de la mort, de nos complicités avec la mort, de nos tyrannies intérieures, de nos idolâtries, de toute forme de péché, et de tout ce qui nous abîme, nous corrompt et nous déforme.

A l’image des manteaux qui ont drapé le passage de Jésus monté sur un ânon, lors du dimanche des Rameaux, ces Jours Saints nous invitent à mettre à plat, devant notre Seigneur, tout ce qui peut altérer ou fausser notre être profond : tous ces mouvements internes prompts à se cristalliser en jugements, paroles ou réactions qui peuvent causer de la peine aux autres. Tout ce qui peut blesser la modestie, l’humilité, la tempérance. Tout ce qui, en nous, contrecarre le courage d’accomplir ce que nous avons à faire d’important. Et tant d’autres inclinations.

Le vase clos du confinement a peut-être pu mettre en relief tel ou tel trait à corriger. Rendons grâce pour ces clairvoyances, et offrons tout à Celui qui s’apprête à donner sa vie pour nous en libérer, pour nous restaurer, et nous rendre à la vraie vie.

Et pour soutenir notre prière, une vénération extraordinaire du Saint Suaire aura lieu, à distance, le samedi saint 11 avril, à 17 h. Mgr Nosiglia, archevêque de Turin et custode du Saint Suaire dira une prière pour demander la grâce de vaincre l’épidémie de Coronavirus. Cette liturgie de prière et de contemplation sera retransmise sur les chaînes TV catholiques.

Tous les Offices du Triduum Pascal seront retransmis en direct, depuis nos paroisses et évêchés, via YouTube, et autres réseaux. Voici la belle prière d’un père de famille Canadien, Jacques Gauthier, qui pourra inspirer nos communions spirituelles :

 

Seigneur Jésus, je crois que tu es présent
avec le Père et l’Esprit au fond de mon cœur.
Tu es aussi présent dans le saint sacrement,
pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Je me prosterne et je t’adore tel que je suis,
avec tout ce que je vis en ce moment.
Je voudrais t’accueillir sacramentellement,
mais je ne le peux pas maintenant.

Creuse en moi le désir brûlant de recevoir
spirituellement ton corps et ton sang,
de t’accueillir simplement comme Marie,
dans la confiance, l’humilité et la paix.

Je m’unis intimement en pensée à un prêtre
qui célèbre la messe quelque part en église.
Je participe de loin à ton sacrifice eucharistique
dans l’attente du pain partagé avec l’assemblée.

Pauvre et misérable dans la nuit obscure de la foi,
je communie à ta vie de la manière que tu veux.
Rassasie mon âme qui soupire après ton amour,
donne-moi la grâce de n’être jamais séparé de toi.

Jacques Gauthier. Cliquez ici pour accéder à son blog 

 

Plus que jamais, nous expérimentons combien nous sommes pauvres et indigents, combien la prière est un souffle fragile les jours où l’on reste à la périphérie de son cœur, sans parvenir à y descendre, parce qu’il y a mille choses à faire à la maison, mais avec patience et confiance, visons un petit pas après l’autre. Le Seigneur nous aime dans cette petitesse qui voudrait toujours mieux faire. Prions ardemment pour nos soignants, pour les malades hospitalisés, pour toutes les personnes en soins intensifs et en réanimation, et pour leur famille dans l’angoisse, pour toutes les personnes victimes du virus qui vivront leur passage vers le Ciel en cette Semaine Sainte et pour leurs proches qui n’auront pas la possibilité de les veiller ni leur faire leurs adieux, pour tous ceux qui seront inhumés hâtivement, pour tous ceux qui mourront seuls et oubliés. Que le Seigneur crucifié manifeste à chacun sa consolante proximité, sa compassion et son Visage de tendresse et de miséricorde.

Bon et Saint Triduum Pascal, à chacun, vers la lumière de Pâques !

*

Sur la photo de présentation, une production bénévole de masques réalisée par mon Papa, à qui j’ai confié ma machine dès le début du confinement. Sans aucune formation de couture, il est parti du patron du CHU de Grenoble, et les masques sont bien enveloppants et stables. Pour accéder au patron en PDF à l’échelle réelle, cliquez ici. Pour rejoindre la procédure expliquée pas à pas :  Cliquer vers le détail des indications

 

LA SAINTE FAMILLE MINTY HOURS

Il nous est toujours très consolant de prier Saint Joseph, mais en ce Jeudi 19 mars 2020, alors que notre pays confiné traverse une épreuve inédite, la fête du très chaste époux de la Vierge nous offre un baume d’espérance.

Son coeur limpide, disponible, plein de bonté et de sagesse est un refuge inspirant dans ce quotidien profondément bouleversé. Le fait de nous trouver tous ensemble en famille, dans ce moment si singulier, est à accueillir avec gratitude. D’un jour à l’autre, le regard sur nos priorités habituelles s’en voit changé. Notre horizon immédiat se porte sur l’essentiel : la valeur de la vie humaine, le respect et la sauvegarde de notre santé, celle des plus fragiles, celle de chacun de ceux que nous aimons, celle du prochain, quel qu’il soit, et la nôtre. Le sentiment de l’existence s’en trouve intensifié.

Mais les jours passant, cette clôture va aussi nous placer face à nos limites, nos tentations récurrentes, nos besoins propres, possiblement discordants avec ceux d’un proche au tempérament très différent.

Demandons à saint Joseph, le juste, de nous aider à nous ajuster les uns les autres. Demandons-lui la grâce de pouvoir promptement et sincèrement nous demander pardon en cas de friction, dérapage ou de mouvement d’humeur. Implorons-le de nous permettre de grandir dans l’amour, l’acceptation des défauts de nos proches tels qu’ils sont, et le décentrement de nous-mêmes.

Car nous l’expérimentons, cette situation de crise planétaire, le confinement à la maison, les restrictions imposées, le home office couplé au home school, le souci pour les plus vulnérables de nos familles, et tout ce stress non conscientisé, peuvent engendrer en nous-mêmes toutes sortes de mouvements internes. Mouvements composés d’élans très positifs (courage, solidarité, créativité, résolutions anti-gaspillage, entraide, attention aux personnes isolées, initiatives généreuses…) comme de turbulences négatives (angoisse, peur de manquer, impatience, désorganisation, tendance aux reproches, procrastination, frustration…).

Repérer ce lot d’affects stériles est déjà une clé motrice pour s’en dégager. Et ce chemin de Carême, jamais connu jusqu’alors, pourra ainsi nous offrir l’occasion d’un véritable de chemin de croissance, de clairvoyance quant à nos forces et nos faiblesses, et de transformation intérieure, si nous le voulons bien.

Alors, même si ce modèle est d’une perfection hors de notre portée, admirons le quotidien simple, équilibré et judicieusement organisé de la Sainte Famille. Nous n’avons pas de détails évangéliques à ce sujet, mais il est très probable que l’atelier de charpentier de Saint Joseph jouxtait la maison familiale. Laissons-nous toucher par le calme et la fécondité de chacune des heures s’écoulant ici. Imaginons la Vierge Marie toute occupée, de son côté, au soin de linge, de la cuisine, du tissage, de la broderie, de la délicate propreté des lieux. Observons la joie recueillie de ces saints visages, leur doux silence aimant, leur dignité pure et paisible. Sourions à la pensée du jeune Jésus apprenant son métier aux côtés de Saint Joseph. En Egypte comme à Nazareth, la Sainte Famille a certainement connu des difficultés, des impayés, des dommages, mais les maîtres mots furent toujours la confiance, la remise de soi, le courage, la prière. Inspirons-nous de ce beau mystère.

S’inspirer ne veut pas dire reproduire. Peut-être lisez-vous ces lignes alors que c’est la cacophonie à la maison, et que les enfants sautent un peu partout ou font le poirier pendant leur cours de grammaire. Peu importe, l’essentiel est d’essayer de faire de son mieux, de lever les yeux vers ce modèle baigné de tendresse, et de nous reposer sur la puissante intercession de Saint Joseph.

*

Et puis, il y a ce jeûne eucharistique qui interroge notre désir de recevoir le Seigneur. Dans ce beau texte d’Osée, bien connu, notre Dieu d’amour déclare à Israël, et à travers elle, à chacun de nous : C’est pourquoi, mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l’entraîner jusqu’au désert, et je lui parlerai cœur à cœur. Et plus loin, Il pourfend ses idoles et lui dit : Je ferai de toi mon épouse pour toujours.

En réponse au cri d’amour du Bien Aimé, avons-nous l’âme comme celle d’une ardente jeune fiancée, prête à tous les chemins de révolution intérieure, pour se conformer à Lui, pour s’unir toujours plus étroitement à Lui, et faire résolument mourir ce qui appartient encore au vieil homme ?

Car hélas, même au plan spirituel, notre pente naturelle peut être celle de ronronner, nous satisfaisant d’habitudes sans surprise, y compris dans la réception du trésor de la très Sainte Eucharistie. Les circonstances exceptionnelles et difficiles que nous vivons vont éclairer d’une lumière nouvelle la place que nous donnons au Seigneur, à sa Parole, à la prière. Nul besoin de prier très longtemps, et nous pouvons trouver maintes occasions dans la journée (Par exemple, réciter un Je vous salue Marie à l’intention des personnes touchées par le virus, à chaque fois que nous nous lavons les mains !).

L’important sera de développer notre vie de foi dans ce contexte de privation, de grandir en intimité avec le Seigneur, et de prendre conscience de ce que représente vraiment le cadeau de l’Eucharistie : don appelant une véritable profondeur d’union (dans la volonté, non pas dans le ressenti), une décision de confiance toujours renouvelée, et une joie spirituelle fortifiante.

Un article sur la « communion spirituelle » a été publié sur Aleiteia, et également par Monseigneur Centène,  je ne vais donc pas développer ce point, tout est dit ici : Communion spirituelle : “Quand elle est empêchée, la grâce eucharistique trouve un autre chemin” & Monseigneur Raymond Centène, Evêque de Vannes

Cette épreuve nous recentre soudainement sur l’essentiel, elle est suffisamment bouleversante pour briser certaines de nos résistances, et pour nous ouvrir de nouveaux chemins de transformation intérieure. La libération de la fin de l’épidémie viendra. Elle nous verra transformés. Alors laissons-nous illuminer par la proximité aimante de notre Seigneur : Il est là dans nos échanges fraternels et solidaire, Il est vivant dans sa Parole, Il est présent au plus intime de nous-même, dans le secret de notre cœur. c’est Lui qui triomphera en nous de nos petits et grands combats !

*

Saint Joseph, chaste époux de Marie, vous qui avez veillé sur la santé et la sécurité de l’Enfant Jésus et de sa sainte Mère, priez pour nous.

 

parole-de-Dieu- careme-2020-minty-hours

« Oui, garde-moi Seigneur, scrute mon âme. Eclaire ma conscience et parle à mon cœur. Donne-moi de résister promptement si jamais je m’engageais aujourd’hui dans un agir, une conversation, une pensée, une décision qui pourraient m’éloigner de Toi, ou me tirer vers le bas ».

La garde du cœur est une attitude fondamentale, une condition nécessaire, dont nous ne pourrons jamais faire l’économie, si nous voulons grandir en intimité avec Jésus.

A la question « A partir de combien de temps une pensée maligne devient-elle un péché ? », un prêtre (de formation très rationnelle et ce critère est précieux ici) a répondu un jour :  » 10 secondes. Les 3 premières secondes correspondent au temps de la surprise, les 7 secondes suivantes représentent le temps qu’il vous reste pour réagir et repousser. Et 7 secondes, c’est long, cela vous laisse le temps d’un combat à gagner ! ». Ce petit axiome peut être utile en temps de carême, où il n’est pas rare que nous nous sentions beaucoup plus tentés qu’en temps ordinaire.

Ces derniers jours, j’ai eu le plaisir de confectionner cette petite huile de soin relaxante, calmante, et particulièrement bienvenue dans le contexte perturbé de ce carême.

Composée d’un bouquet d’huiles essentielles, chacune reconnue pour ses propriétés apaisantes, cette formule – à base d’huile de prune, de rose, de lavande, de camomille, de géranium et de cannelle – émane un délicat parfum poudré, subtil et frais, tout en douceur, et permet une détente très agréable.

Appliquée sur la peau, les tempes, les poignets, elle favorise un bon sommeil.

Que contient-elle, et de quoi avons-nous besoin pour la fabriquer ?

Les ingrédients (trouvés chez Aroma-Zone) :

10 ml d’huile de prune
3 gouttes d’huile essentielle de Géranium d’Egypte
2 gouttes d’huile essentielle de cannelier
3 gouttes d’huile essentielle de camomille
10 gouttes d’huile essentielle de rose de Damas
3 gouttes d’huile essentielle de lavande

Pour le matériel (trouvé également chez Aroma-Zone) :

1 ou plusieurs petits flacons à bille (à rouler sur les poignets, les tempes…)
1 bol verseur
1 petit fouet
1 mini verre doseur gradué de 10 ml en 10 ml

La recette :

Verser l’huile de prune dans le bol au moyen du petit verre gradué
Ajouter les gouttes des différentes huiles essentielles
Mélanger au fouet
Dispatcher dans quelques petits flacons à billes

Et appréciez !

*

[Edit : cet article a été écrit avant les mesures renforcées que nous connaissons aujourd’hui.] 

Un petit mot sur le « corne à virus », comme le prononcent les petits enfants de façon imagée. Cette réalité accompagne notre chemin de carême, alors autant essayer de nous exercer à la patience, à l’information éclairée, et à la confiance, à travers ce qui nous est donné de vivre.

Tousser dans son coude, se laver fréquemment les mains, saluer par un signe de tête et non par une poignée de main, éviter les grands rassemblement. A l’heure où j’écris ces lignes, ces consignes ne sont pas encore très contraignantes pour la majeure partie du territoire français.

Respectons-les pour notre santé, notre bien-être, et par souci des autres, surtout des plus vulnérables : tous ceux dont nous ne connaissons rien de leur vie, jeunes ou plus âgés, qui souffrent de pathologies respiratoires, d’une faible immunité, ou qui ont toutes les raisons de craindre les conséquences d’une très grave pneumonie, en cas de contagion. Ces anonymes, nous les croisons dans nos rues, nos paroisses, nos commerces. Ce sont eux avec qui nous avons parfois un petit échange d’entraide à propos d’une eau pétillante placée trop haut dans un rayonnage de supermarché. Chacun a un visage, un prénom. Chacun a besoin de notre prudence.

Et comme dans toute situation atypique, nous voyons des réactions disproportionnées, des rumeurs complotistes, des fakes surgir de toutes parts. Ne pas donner prise, sans non plus juger, ni perdre un temps stérile à écouter tout cela, représente finalement un bon entrainement pour nous centrer sur le Christ vivant qui marchera bientôt vers sa Passion. Faisons notre part, protégeons-nous très concrètement contre ce virus, et confions-nous à la Main puissante de notre Seigneur qui nous aime et nous garde.

Je finirai donc par cette petite recette de ma pharmacienne. Efficace, et toute simple et facile à réaliser, à retrouver sur la photo du gel désinfectant ci-avant.

Un article sérieux ici : Le Quotidien du Médecin

Et je vous retrouve très prochainement avec une douce petite collection Naissance et Baptême de bébé, qui m’a bien accaparée depuis janvier, d’où le long intervalle sans pouvoir écrire par ici.

Bon et saint Carême à chacun de vous !

A toutes fins utiles, voici un autre article du blog, toujours d’actualité pour nos 40 jours à la suite de notre Rédempteur et Sauveur  : Carême : 10 pistes de progression humaine et spirituelle

Et celui-ci sur la prière : 7 petites clés pour bien mieux prier devant le Saint sacrement

 

 

Quelques petits fragments de ces premiers jours de janvier pour accompagner mes vœux de sainte et belle année, à vous cher lecteur qui passez par ici.

 

 

 

Comment se fait-il que nos belles résolutions de début d’année se dissipent comme le duvet d’un chardon soufflé par le vent ? Sans doute parce qu’un changement profond exige le plus souvent un point de rupture, ou une prise de conscience salutaire. Si la nuit du 31 décembre, s’ouvrant sur une année toute neuve, peut avoir un effet « bain de minuit », elle ne peut pas créer la tension nécessaire à ce processus transformateur. Mais pour autant, ce désir de réussite existentielle a toute sa place en ce début d’année. La liturgie nous donne à contempler l’Enfant-Dieu caché dans une étable, elle nous parle de la joie des Rois mages venus se prosterner devant Lui et apporter leurs présents. Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; l’insigne du pouvoir est sur son épaule ; on proclame son nom : Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-Jamais, Prince-de-la-Paix. Plus tard, cet Enfant devenu homme portera la Croix de tous les péchés et de toutes les souffrances de ce monde sur son épaule. Le plus beau cadeau que nous puissions lui offrir est notre confiance. N’hésitons pas à lui confier aujourd’hui toutes les espérances de notre cœur, afin que cette nouvelle année participe de façon remarquable à l’œuvre de notre vie !

 

Que notre marche s’illumine
A la clarté de l’étoile d‘or,
Ô Seigneur, ne tarde pas.

Notre âme t’espère,
Notre désir grandit,
Nous attendons notre délivrance,
Nous guettons ton aurore.

Tout petit Enfant à naître,
Qui as pris chair dans le sein de la Vierge pure,
Toi qui t’es fait l’un de nous,
Tu nous sauveras.

Tu répondras à nos prières,
Tu auras pitié de nous,
Tu combleras notre attente.

Et quand ta gloire habitera notre terre,
Tu nous regarderas,
Tu nous tendras les bras,
Blotti contre nos cœurs.

Viens, Seigneur Jésus ! Viens, tendresse de Dieu !

Bel avent et très joyeux Noël à chacun de vous !

Cartes disponibles sur MINTY HOURS , et pour vous chers lecteurs d’ECCE AMOR, en cette jolie fête de sainte Lucie de Syracuse – Frais de port offerts sur toute la boutique Minty Hours avec le code BELAVENT2019 jusqu’au 20 décembre minuit

 

Nous tous, à visage découvert,
Réfléchissons comme un miroir la gloire de Dieu.
Et nous sommes transformés
En l’image du Seigneur, toujours plus glorieuse.
Par l’action du Seigneur qui est Esprit
(2 Co, 3.18)

Il est sans doute très difficile de prendre conscience de cette réalité extraordinaire, mais si Saint Paul l’affirme avec force aux Corinthiens, nous avons aussi à accueillir cette parole comme un cadeau.

Il nous est d’ailleurs possible de saisir un petit quelque chose de ce long processus transformateur, lorsqu’une sainte joie nous illumine, par exemple, ou lorsque nous donnons le meilleur de nous-même, dans l’oblation de nous-même.

Et comme tous les trésors de l’Ecriture, cette parole de vie est tout autant destinée aux enfants.

Si les mots de Saint Paul sont encore trop abstraits pour lui, un enfant comprendra cependant très bien, via d’autres moyens d’expression, qu’il porte quelque chose d’infiniment beau, pur et précieux – l’imago Dei, l’image de Dieu en lui – et qu’il est appelé à faire grandir cette ressemblance, et à repousser tout ce qui peut l’abîmer.

 

C’est dans la visée d’approcher cet ineffable mystère, que cette nouvelle collection de cartes personnalisables, a été créée.

Pensée pour s’enrichir au fil du temps, cette collection comprend 4 modèles pour les filles et 4 pour les garçons, déclinés selon une délicate harmonie de couleurs à choisir parmi les gammes disponibles (ambre doré, bleu céleste, gris perle, bistre glacé)

Personnalisable, elle propose le marquage du prénom de l’enfant, et d’une parole de vie laissée à la convenance et l’inspiration de chacun : parole biblique, parole de sagesse proverbiale, petit mot d’affection, vœux de Noël ou Nouvel An, souhait d’Anniversaire, parole d’encouragement ou de consolation…

Une colombe déployée, et gravée dans la « chair » du papier, accompagne la figure illustrée qui porte également à la main une petite icône : une branche d’olivier pour le jeune garçon, symbole de paix, de pardon et de réconciliation. Et une délicate petite fleur pour la petite ou jeune fille.

 

Nous l’observons à mesure des années qui passent, les cadeaux plébiscités par nos jeunes (enfants, filleuls, neveux, petits-enfants) tendent toujours plus à se dématérialiser : abonnement à des revues jeunesse, bons cadeaux, bons pour un spectacle ou une sortie…

Une belle, sobre et touchante carte personnalisée, empreinte de profondeur spirituelle, permet alors de particulariser l’intention et de laisser un doux signe palpable de notre affection à ceux que nous aimons, et que nous désirons voir grandir en grâce et en sagesse.

 

 

Et dans cet humble travail, il y aura toujours à chercher du côté de cet immense influenceur qu’est le Bienheureux Fra Angelico ; il y aura toujours à se perdre dans la subtile et profonde forêt des forêts de son art, et la grandiose beauté transfigurée des figures de ce maître parfait.

 

 

Bon mois de novembre à chacun, vers les lumières de l’Avent

Grande carte double personnalisée au prix de 7 euros en boutique chez Minty Hours

 

 

 

Le 25 août 1941, Adrienne von Speyr, au cours d’une nuit de douleur, voit en vision la petite Thérèse, pour la première fois.

Thérèse apparaît « dans le sillage du Seigneur et de Marie. Simple présence, sans un mot, au beau milieu d’une nuit de souffrances.
le Journal commence comme ceci :

“Cette nuit, fortes douleurs. Et au beau milieu, une si grande grâce, une telle plénitude d’amour qu’il lui semble que tout son être n’est plus qu’adoration. Dans le feu de l’amour, elle veut se lever pour se mettre à genoux. Tout d’un coup le Seigneur est là à côté d’elle…” Aussitôt après, Marie se met à côté du Seigneur. Le Seigneur disparaît, Marie reste… et dit : “Pauvre petite”. Puis elle disparaît à son tour. A l’arrière-plan, pour la première fois visible, la petite Thérèse. “Elle avait quelque chose d’infiniment enfant, candide, sereine”.

Vision d’Adrienne von Speyr, Le 25 août 1941 (N° 158)

 

Cette belle vision nous parle avant tout, et de façon touchante, de la communauté des saints du Ciel qui œuvre en notre faveur par leur prière et leur discrète présence. Et elle nous parle aussi de leur beauté unique, en particulier celle de Thérèse. Au Ciel, nous garderons notre identité profonde !

*

Mais que cette image consolante ne creuse aucun écart entre nous et ceux qui ont l’insigne honneur de voir de leur yeux ou par les yeux de leur âme, la Vierge Marie, le Seigneur-Lui-même, ou un Bienheureux tel que Sainte Thérèse. La sainteté n’est aucunement réservée aux mystiques. Nombre de mystiques ne seront d’ailleurs jamais béatifiés.

Parlons plus précisément de tous ceux qui aspirent à la sainteté ordinaire. Cette sainteté qui ne voit rien, ne ressent rien, n’entend rien d’extraordinaire. Cette sainteté chère au cœur du Saint-Père.

Parlons de l’immense majorité d’entre nous, qui peinons à la suite de Jésus.

La réalité la plus commune, c’est que nous marchons très, très lentement.

Avec beaucoup d’hésitations, de retours en arrière, de petits pas en avant, sans rien voir, ni rien sentir.

Et tout est si petit, si limité.

Faible, imparfait, engourdi.

Notre prière peut se faire souvent balbutiante, égarée dans les blancs des marges d’une page blanche, alors que nous avons tant de choses à confier à notre Seigneur.

Notre désir de Dieu, notre connaissance de Dieu, notre aspiration vers Dieu s’avèrent souvent bien pauvres et confus, tant nous sommes accaparés par le flot des activités et devoirs de ce réel immédiat qui est le nôtre.

Face à ce constat sans appel, nous pourrions être tentés de baisser les bras. Et renoncer à lever les yeux si haut. Comment un projet de sainteté pourrait-il prendre racine dans ce limon-là ?

Si nous en sommes-là, alors bienheureux sommes-nous.

Parce que tout devient possible, justement.

Il y a en nous une image surévaluée de nous que l’on appelle idéal du moi et qui travaille en arrière-plan dans un petit coin de notre tête, c’est le « moi en mieux » inatteignable qu’il serait tellement formidable d’atteindre un jour.

C’est en acceptant pleinement notre petitesse, et en abandonnant cet impossible idéal entre les mains de notre Sauveur, qu’un vrai beau travail, totalement imparfait mais réellement agissant, peut s’enclencher.

L’idéal du moi demeurera toujours un idéal insaisissable. Cette réalité interne fait partie de notre construction psychique. C’est une belle image inspirante de soi, mais ce n’est pas par ce chemin que nous pourrons accéder à la sainteté.

Car « Ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». Notre perfection, notre sainteté se tisse avec la laine de notre pauvreté. Pauvreté habitée, pauvreté progressivement corrigée dès lors que le péché s’en mêle, pauvreté toujours plus profonde, belle et désarmante à mesure que l’ego s’érode.

Pauvreté qui n’exclut pas l’excellence dans tel ou tel domaine, car il s’agit aussi d’essayer de faire de son mieux, mais pauvreté au cœur même du talent, quant à ce qu’il peut en advenir, en résulter.

Pauvreté de la transparence et de la vérité de soi devant Son Seigneur, pauvreté de qui se sait radicalement petit et infirme dans bien des domaines, pauvreté bénie car accueillante, accessible, simple, et naturelle face à ce frère qu’est l’autre.

Pauvreté de tout, des pensées, paroles, émotions, agirs et sentiments.

Accepter sa pauvreté, c’est accepter de se voir limité, et même très limité, ces limites contrecarrant par moment tout ce que voudrions ressentir, dire, faire, penser. Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.

C’est au cœur de cette déficience incompressible, que le Seigneur peut réellement œuvrer à notre transformation, car ici, il n’y a que Lui qui puisse changer les choses, et c’est ici que nous pouvons crier vers Lui et espérer avec force sa grâce. C’est ici que nous vivons « en live » le mystère de la foi.

Seul le Christ peut nous sauver, jusqu’aux fibres les plus intimes de notre âme.

Aussi embrassons avec joie cette pauvreté, gardons solidement notre main dans celle de Jésus, et cherchons, autant que nous le pouvons, à lui offrir et lui confier tous ces infimes petits fils de la trame de nos jours, humble matrice de notre sainteté en marche. Voilà notre espérance, voilà notre paradoxale grandeur.

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Nous sommes ici loin, très loin de l’homme parfait que l’on veut nous vendre et qui est déjà disponible à la vente. Petit homme dont la composition peut se programmer sur catalogue, via les sites marchands des banques mondiales de gamètes, avec un berceau pour figurer le panier d’achat. Je frémis d’horreur en écrivant ces lignes, mais tout est déjà réel, et en train de s’instaurer sous nos yeux. Mobilisons-nous dans la prière et dans l’action.

Bonne fête de la Toussaint à chacun de vous !

 

 

 

 

En matière de consommation éco-responsable, je suis encore loin de l’idéal auquel j’aspire, mais parmi les petits progrès bien ancrés, il y a celui des produits ménagers, désormais exempts de composants nocifs. Lessive green, donc, et plus du tout d’adoucissant, remplacé par la fameuse astuce du vinaigre blanc dans le bac de rinçage pour contrer, si besoin, l’effet un peu rêche.

En bout de chaîne, je récupère un linge certes sain et propre, mais au parfum quasi-imperceptible, une fois sec. Un linge « neutral », loin de toute enivrante senteur de Soupline, mes lessives perdant de facto le petit contentement promis de ma micro-blanchisserie domestique.

C’est en me promenant, il y a quelques temps, au Bon Marché, à la recherche d’une idée innovante sur le sujet, que je suis retrouvée dans un espace un peu insolite, à l’étage dédié aux chambres et salles de bain.

Il s’agissait d’un corner rassemblant divers accessoires liés au linge de maison. Et sur une étagère, figurant une armoire ouverte, une série de beaux petits savons enveloppés semblaient tout autant diffuser leurs fragrance que leur composé mémoratif. Où les avais-je vus ? Dans quelle armoire ? Chez quelle grand-mère, grand-tante, ou arrière-grand-mère ?

Tels des écrins renfermant un art olfactif d’un autre siècle, ces petits savons pouvaient même appartenir à une époque encore plus lointaine. Celle de Thérèse de l’Enfant Jésus, de Marcel Proust, des premiers hôtels de luxe Terminus et de l’Orient Express. La soie précieuse du papier, le parfum d’antique onguent, l’élégante polychromie du bel emballage damasquiné m’ont en tout cas offert la réponse que j’attendais : ces nobles reliques odorantes n’étaient pas initialement conçues pour le lavage des mains, mais bien pour être gardées et parfumer le linge !

 

 

Bref, nous ne pourrons pas inventer plus écologique que nos fameux sachets de lavande ou petits savons. C’est par contact, au moyen de pochettes parfumés fabriquées maison, que le linge peut retrouver sa senteur de brassée florale, quand il est lavé avec des lessives bio, trop douces pour embaumer les fibres.

Alors, avec quoi les fabriquer ?

Il y a bien sûr la solution toute simple, soft et naturelle des pochettes homemade contenant des copeaux de savon de Marseille et grains de lavandin.

Si vous avez cependant envie d’autre chose, un large choix de fragrances est disponible aujourd’hui sur le marché, à tout petit prix. Ce billet n’est absolument pas sponsorisé, mais il est difficile de ne pas évoquer le géant Aroma- Zone qui offre une jolie sélection à 1,50 € l’unité : « Douceur d’Ange », « Baby Doll », « Pétale de rose », « Fleur de coton » …

Qu’est-ce qu’une fragrance au juste ? C’est une huile parfumée, composée de substances aromatiques synthétiques ou d’un mélange d’huiles essentielles naturelles, diluées avec une solution réagissant comme de l’alcool, ou bien avec une huile végétale ou minérale. Les fragrances sont utilisées en cosmétique, parfumerie et aromathérapie.

Quoique moins grasses que les huiles essentielles, les fragrances contiennent de l’huile. Comment alors exploiter leurs parfums sans nul risque de tache sur le linge ? Sur quel support les verser ?

Il existe des supports neutres en gomme d’acacia. Je ne me suis toutefois pas encore tournée vers ce médium, car ces pastilles peuvent être ingérées. J’ai préféré le gros sel, très rebutant au goût pour un enfant, si jamais il lui venait à l’idée d’ouvrir le sachet parfumé. Ce petit système D (qui sera sans doute amélioré au fil du temps et des expérimentations) consiste donc à faire exsuder sur du gros sel, un petit chiffon et du papier sulfurisé, tout le composé gras, tout en permettant en même temps l’embaumement du sel. Je vous décris la procédure en fin d’article. Mais il convient de faire beaucoup de petits essais préalables.

 

S’il vous est difficile de vous passer de l’effet Cajoline, sachez qu’il existe aussi des fragrances beaucoup plus puissantes dénommée « Lessive », « Souffle pur », « Fraîche envolée », « Coton propre », « Plein air » (et même « Doudou » !). Ce sont des parfums de synthèse d’origine américaine que l’on peut trouver sur le web. A l’ouverture du flacon, l’odeur de lessive n’est pas identifiable parmi les lessives ou assouplisseurs connus (sans doute en raison des droits d’auteur), d’où une possible déception. Ces parfums herculéens sont proches de ceux des adoucissants pour le linge. Mais ces fragrances évoluent et s’atténuent au bout d’une dizaine de jours pour, enfin, ressembler à une vraie bonne odeur de lessive ! Clic ici vers Aromat’Easy

Attention, leur fragrance est vraiment très forte – et leur substance plus grasse aussi. A utiliser avec beaucoup de précaution donc, et dans un lieu très ventilé ou sur le balcon. En comparaison les produits d’Aroma-Zone sont plus doux et discrets, mais ces parfums vigoureux ont l’avantage de durer bien plus longtemps pour cet emploi, et sont de fait, plus économiques.

 

 

Et puis, il y a eu cette envie d’essayer l’amidon de riz en cristaux comme les blanchisseuses d’antan. Son utilisation est d’une simplicité déconcertante, il suffit de tremper et d’essorer. Et c’est vrai qu’il est drôlement agréable de repasser et de porter un chemisier ou une blouse légèrement rigidifiés !

 

 

 

Et dans ce rush de rentrée, j’ai même trouvé le temps de me fabriquer un beau grand torchon de 1 mètre sur 1 mètre (!) en lin lavé, pour avoir toujours un petit coin sec quand je m’essuie les mains. Tissu trouvé au Marché Saint-Pierre. Autant dire qu’il a fini amidonné, lui aussi, et délicatement parfumé aux pétales de rose !

Bref, il y a bien des charmes à revenir aux astuces des belles lavandières de jadis !

 

Les étapes de la fabrication des sachets parfumés

• Il s’agit d’abord de verser un certain nombre de gouttes parfumées (variable selon la fragrance) sur une poignée de gros sel sec dans un récipient hermétique, plusieurs heures, afin que le sel s’imprègne. Chacun de mes petits sachets contient une grosse cuillère à soupe bombée de gros sel. On peut en mettre davantage. (Ne pas utiliser de gros sel humide que l’on peut voir aussi dans le commerce, le sel doit être sec).

• La seconde étape consiste à faire dégorger toute l’huile, en étalant le sel bien à plat sur un tissu, le tout enveloppé de papier sulfurisé (pour bien préserver le parfum), puis enserré dans un sachet en papier ou une feuille d’aluminium, et ce, durant une nuit.

Il importe d’utiliser du papier sulfurisé non gras (PAS de papier paraffiné type « nid d’abeille » d’Albal, beaucoup trop gras). Le papier de cuisson de la marque Carrefour est parfait pour cet usage car il est sec.

• Puis à la troisième étape, il faudra retirer le tissu et faire de nouveau reposer le gros sel, toujours bien à plat, dans une feuille de papier sulfurisé neuve et complètement enveloppante. Comptez au moins une journée.

• Au bout du processus et avant la mise en sachet, le gros sel soit être très parfumé, sec, parfaitement clair et translucide (même si la fragrance était visqueuse et colorée). A ce stade, le sel est prêt. S’il n’est pas très odorant, c’est que le nombre de gouttes de fragrance n’est pas suffisant.

• Que vous ayez prévu de créer des petits pochons en tissu, ou des pochettes en papier comme j’ai choisi de le faire, il est impératif de créer une sous-pochette protectrice, en papier sulfurisé dans lequel sera contenu et maintenu le sel.

Je ne donne pas de quantité ou de temps précis de macération, car tout varie d’une fragrance à l’autre. Certaines ont un parfum presque suffocant quand d’autres sont discrètes, le nombre de gouttes ne peut être assurément le même.  A titre indicatif, j’en ai mis plus ou moins 12 gouttes par sachet, pour que le parfum reste prégnant longtemps (plusieurs semaines).

• Ne fabriquez pas de nombreuses pochettes d’un coup ! Même si le triangle Warning n’apparaît pas sur les petits bouteilles, il est très allergisant de respirer une grande quantité huile aromatique. D’autre part, pour commencer, il s’agit de trouver empiriquement le bon dosage, tant pour les gouttes d’essence que pour le nombre de fines couches protectrices, afin de préserver votre linge de toute excrétion huileuse. Le plus prudent est de tester vos pochettes parfumées sur du linge qui ne craint rien, comme une pile de mouchoirs en tissu. Dans un premier temps, utilisez impérativement du papier pour l’emballage final plutôt qu’un joli pochon en tissu, le papier étant un bon marqueur. Aucune tache de gras ne doit apparaître. Et n’omettez jamais la sous pochette protectrice en papier sulfurisée. Même sec au toucher, le sel restera toujours légèrement gras, comme le sont aussi les savons.

 

Cartes décoratives pour la maison from Minty Hours

Bel Automne à chacun de vous !