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Micro observatoire de la beauté, à la rencontre des grâces, des émerveillements et des joies toutes simples de la vie. Art de la maison, Création contemporaine, Style monacal, Design écologique, DIY, Artisanat d'art, Illustration.

 

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Si personne n’a jamais vu Dieu, c’est son Fils, le Christ mort et ressuscité par amour pour nous, et l’immense foule de ceux qui sont avec Lui, unis à Lui, qui nous le révèlent.
Dans l’éternité bienheureuse, au coeur de la communion des saints, chacun est paré de ses propres qualités personnelles, formant une unité de beauté, telles les couleurs de l’arc en ciel. Et tous ensemble reflètent, dans la lumière, une seule icône de gloire : Jésus Christ.
Les saints sont le trésor de l’Eglise, et nos louanges à leur gloire font de cette liturgie de Toussaint une fête profondément joyeuse. « En ta présence, la joie est sans mesure, à ta droite, le bonheur ne finit pas », dit une antienne de ce jour. C’est en réalité la Commémoration de tous les fidèles défunts, que nous célébrons le 2 novembre, qui confère à la Toussaint son caractère de gravité. Nous prions pour tous ceux qui, sans être encore pleinement unis à Dieu, se laissent purifier comme l’or au creuset et pèlerinent vers le Paradis.

Je vous livre à cette occasion la méditation du Père Sertillanges, qui traduit de façon très juste, en peu de mots, à travers la belle image de la maison familiale, toute l’espérance chrétienne. N’hésitez pas à donner ce petit texte aux personnes de votre entourage qui ont perdu un être cher, cette prière apaise et fait beaucoup de bien.

Par la mort, la famille ne se détruit pas, elle se transforme

Par la mort, la famille ne se détruit pas, elle se transforme, une part d’elle va dans l’invisible.
On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence discrète.
On croit qu’elle crée une infinie distance, alors qu’elle supprime toute distance,
en ramenant à l’esprit ce qui se localisait dans la chair.
Que de liens, elle renoue, que de barrières elle brise, que de murs elle fait crouler, que de brouillard elle dissipe,
si nous le voulons bien.
Vivre, c’est souvent se quitter ;
Mourir, c’est se rejoindre.
Ce n’est pas un paradoxe de l’affirmer.
Pour ceux qui sont allés au fond de l’amour : la mort est une consécration non un châtiment.
Au fond, personne ne meurt, puisqu’on ne sort pas de Dieu.
Celui qui a paru s’arrêter brusquement sur sa route, écrivain de sa vie, a seulement tourné la page.
Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d’attaches célestes.
Le ciel n’est plus alors uniquement peuplé d’anges, de saints connus ou inconnus et du Dieu mystérieux. Il devient familier, c’est la maison de famille, la maison en son étage supérieur, si je puis dire et du haut en bas, le souvenir, les secours, les appels se répondent.

Père Antonin Sertillanges (1863-1948)

*

Seigneur, accueille nos frères qui sont morts :
qu’ils partagent le sort des saints dans la lumière.
Prière des Vêpres – Textes liturgiques AELF

Bonne fête de Toussaint et à très bientôt. Je vous retrouve dans quelques jours avec un tout nouvel article.

Commentaires

12 Commentaires

Post a comment
  1. novembre 1, 2016

    Je suis d’accord avec tout ce que le Père Sertillanges dit mais encore beaucoup de mal à m’y faire, sa présence, le besoin de le toucher sont toujours présents pour moi, je crois que je n’arrive pas à le laisser partir.
    Je t’embrasse Nathalie.

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    • novembre 1, 2016

      Ce besoin de la présence de celui qu’on aime plus que tout et qui est parti pour le Ciel, a fortiori son enfant, je pense qu’il ne peut s’effacer parce nous sommes incarnés, nous avons besoin de manifester notre amour à travers notre chair, notre regard, notre parole. Mais à force de tenir bon, de penser à ton enfant en acceptant de pèleriner sur cette terre sans lui, à force de l’aimer ainsi dans cette douloureuse absence, à force de prier, d’espérer, je crois que le Seigneur te donnera, d’infime degré en infime degré, l’apaisement tant désiré, et fera de cette déchirante épreuve une oeuvre en ton coeur que tu ne peux pas encore soupçonner. Jésus nous configure intimement à Lui dans nos épreuves. Et s’il le fait « en pointillé » ici-bas, c’est réellement au Ciel que le Seigneur essuiera toutes larmes de nos yeux et nous donnera la joie parfaite. Je t’embrasse Dominique, et je prie de tout coeur pour toi.

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  2. filetaraig travers #
    novembre 2, 2016

    bonjour Nathalie C’est très beau je suis touchée , merci pour vos beaux partage

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    • novembre 2, 2016

      Merci à vous pour ce si gentil retour. 🙂 Je vous souhaite un doux mois de novembre. Toutes mes amitiés

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  3. novembre 2, 2016

    Un très beau texte, merci pour ce partage. Amitiés.

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    • novembre 2, 2016

      Merci Julie et bienvenue à vous 🙂 Bonne journée de la Commémoration de nos défunts, célébrée aujourd’hui dans l’Eglise – mémoire que nous leur rendons pour leur exprimer notre affection et les sentir encore proches de nous. Amitiés

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  4. novembre 2, 2016

    Merci infiniment, chère Nathalie, pour ce beau cadeau de la prière du Père Sertillanges ! C’est tellement mon ressenti ! Comme mes proches, même ceux que je n’ai pas connus et dont on m’a parlé et qui me sont si chers, vivent dans mon cœur ! Comme je leur suis unie, bien plus que sur la terre, dans l’Amour infini de Dieu ! Comme Il me les rend présents, dans l’infini de Sa Beauté, comme ils viennent à mon secours et comme je les confie à Dieu ! Nous avons tant d’amis sûrs au Ciel, bien plus sûrs que sur la terre, et n’oublions pas que c’est notre vraie demeure, celle pour laquelle nous avons été créés et que nous n’aurions dû jamais quitter. Et comme l’exprime si bien le Père Sertillanges, c’est une circulation incessante de la terre au Ciel et du Ciel à la terre. Nous ne sommes pas seuls dans notre pèlerinage, parfois si semé d’embûches ! Très belle fin de vacances à vous !

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    • novembre 2, 2016

      Merci chère Kristel pour ces mots si inspirés et consolants. Oui, nous avons été créés pour être sanctifiés et vivre éternellement dans la communion bienheureuse avec Dieu. Je ne crois pas par contre que nous n’aurions jamais dû quitter le sein du Père. Notre vie terrestre, malgré son altération liée au péché, est infiniment précieuse aux yeux de Dieu. Après la faute originelle, Dieu a voulu à tout prix sauver sa créature et sa Création, jusqu’au sacrifice de son Fils bien aimé, sachant que sa mort et sa résurrection nous rendrait la vie. Il n’a pas recréé un Paradis, Il a sauvé l’univers en assumant en son Fils, notre chair fragile et mortelle. Pour nous qui croyons, c’est une immense consolation de savoir, dans la foi, que nous serons un jour abreuvés et nourris de la joie divine. Mais, quand nous tendons vers le bien, notre vie toute entière, avec ses joies, ses tumultes, ses peines et ses douleurs se réalise en réalité dans le Seigneur et en reçoit (le plus souvent insensiblement ou invisiblement) sa marque et sa perfection. Au fond, tout dans notre vie est un échange préparatoire avec Dieu. Je pense que cela rejoint tout à fait ce que vous exprimez par votre si bel enthousiasme. Merci encore et très belle soirée à vous ! 🙂

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  5. novembre 2, 2016

    Oui je crois que Saint Augustin a dit à peu près : « Bienheureuse faute qui nous a valu un tel Sauveur ! ». Oui l’histoire du Salut est une merveille, qui nous promet un bonheur encore plus grand, la participation à la vie divine dans la Bienheureuse Trinité ! Une telle joie inouïe et incroyable doit nous rendre pleins de courage pour vivre nos fardeaux terrestres grands ou petits, et plus nous sommes unis à Dieu, plus ils nous paraissent légers, car nous sommes faits pour aimer Dieu de tout notre cœur et tous nos frères avec ce même Amour purifié. Très belle soirée à vous !

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    • novembre 2, 2016

      Oui tout à fait, et la Sainte Ecriture est semée d’injonctions telles que « n’aies pas peur », « courage », « confiance »… Le Seigneur est là, tout proche, particulièrement dans nos jours de douleur et d’affliction. Lui seul connait les dimensions de l’arrière plan, invisibles encore, et tout le poids de grâce et d’émerveillement futurs que recèlent nos efforts de bonne volonté, nos élans vers le bien et l’amour, nos offrandes, nos prières… 🙂 Très bonne soirée à vous !

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  6. novembre 3, 2016

    Ce texte plein d’Espérance et très éclairé fait effectivement beaucoup de bien. Je parle souvent aux membres de ma famille qui sont partis : mon papa, ma tante et marraine, l’un de mes frères, mes grands-parents et d’autres encore que je n’ai que peu connus mais à qui j’aurais aimé dire… Même si je ne les « sens » pas toujours présents, je sais qu’ils sont là, qu’ils prient pour nous, qu’ils intercèdent, qu’ils agissent et peuvent nous aider dans l’Invisible. Je n’en doute pas. Puisque nos Anges gardiens nous assistent, pourquoi pas nos défunts ? Cela me paraît si clair. On peut aussi prier pour eux.
    Je lis ce que vous répondez au commentaire de quelqu’un : « N’aie pas peur », « courage », « confiance ». Cela me fait penser à ce que disait Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Le Seigneur veut te faire désirer ce qu’Il veut te donner ». Comme le Ciel par exemple ! Désirer rentrer chez soi après cette vie terrestre… et retrouver ceux qui nous manquent dans la Joie éternelle ! Il n’y a pas mieux ! Je vous embrasse ma soeur ! Marie-Jo

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    • novembre 3, 2016

      Merci beaucoup de vos mots sincères et généreux Marie-Jo. 🙂 C’est vrai, l’Eglise nous encourage vraiment à prier pour nous défunts, car s’ils peuvent prier pour nous, ils ne peuvent plus recevoir de grâces pour eux-mêmes, ils deviennent tributaires de nos prières. En effet, tant que nous cheminons ici-bas, nous avons tout pouvoir d’oeuvrer pour nous convertir et nous sanctifier. Un grand pécheur peut devenir un grand saint (proche de nous, le Père de Foucault en est un exemple, parmi tant d’autres). Mais parvenus au terme de notre vie, cette possibilité nous est retirée (car nous perdons notre corps terrestre et le temps éternel est tout autre). Pour entrer dans la gloire du Ciel, il nous faudra être devenus aussi transparents et purs que le Christ. Cela paraît impossible et pourtant cette transformation si désirable est possible – les saints en sont la preuve vivante, et chacun de nous peut espérer et désirer devenir saint – mais ce lumineux chemin n’est pas la voie commune. Même si nous avons fait beaucoup de bien dans notre vie, nous pouvons rester empêtrés dans nos défauts, nos vanités et nos égoïsmes au moment de notre mort. Le purgatoire – merveilleuse oeuvre de miséricorde du Seigneur – s’ouvre alors comme la voie d’accès au paradis. Ce chemin est une épreuve de vérité et d’humilité qui implique que nous recevions secours et grâces de purification par l’intercession de nos frères et soeurs (d’ici-bas et du Ciel). Alors n’hésitons pas à prier avec force et confiance pour nos disparus (ceux que nous aimions, mais aussi ceux qui nous ont mené la vie dure), c’est le plus grand cadeau que nous pouvons leur faire ! Je vous embrasse.

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