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Nous avons tremblé, peut-être pleuré, prié, supplié, dans ces heures d’angoisse, quand nos courageux pompiers tentaient de maîtriser le feu le plus délicatement possible pour sauvegarder la dentelle de pierres de Notre-Dame. Les murs, les deux tours gothiques, et la rosace de notre belle Cathédrale ont tenu bon, après avoir frôlé l’effondrement !

Au milieu du chaos, la Croix resplendissante dans la nef calcinée, l’autel et les statues de la Vierge restés intacts, les précieuses reliques retrouvées, la résistance de la structure, nous laissent pressentir la marque affectueuse et providentielle de l’intervention de notre Sainte Mère.

Et une force d’espérance est née, en même temps qu’une étonnante et mystérieuse communion, transcendant les frontières, les croyances, les disparités sociales.

Si notre cœur se serre devant les ruines désolées de Notre-Dame, une confiance nouvelle se fait jour. Après le puits de honte des scandales, après la défiguration de notre sainte Église, nous commençons à saisir que le chantier colossal de Notre-Dame de Paris offre en miroir une image du profond renouveau que nous espérons et désirons pour notre Église blessée.

Oui Seigneur Jésus, donne-nous une âme et un cœur de bâtisseur. Donne-nous de réparer ton Église, ton Épouse mystique, afin qu’Elle retrouve sa splendeur et sa beauté. Ressuscite-La de ses cendres, et ressuscite-nous, avec Elle ! Permets, en chacun de nous, une profonde et intime conversion !

Ce renouveau ardemment désiré, s’apprête à prendre vie à travers nos actions, nos initiatives, nos bras secourables, mais aussi par la force de notre prière.

 

Cette mini feuille de route conçue pour nous aider à prier, notamment devant Jésus Eucharistie, n’est pas rattachée à l’incendie de Notre-Dame, ni spécialement au Temps de Pâques. Elle peut se lire en tout temps, mais il est vrai que le Temps Pascal et les Fêtes qui le suivront de près (Fête du Saint Sacrement, Fête du Sacré-Coeur de Jésus) font partie d’un temps liturgique beau et motivant, pour reprendre résolument le chemin de la prière, ou le poursuivre !

 

7 petites clés pour mieux prier devant le Saint Sacrement

 

1) l’introduction

Quand nous sommes devant le Seigneur, rendu réellement présent dans la Sainte Hostie, le premier mouvement de l’oraison peut être de rendre grâce pour ce temps d’intimité que nous nous préparons à vivre avec le Christ.

Merci Seigneur d’être là / Béni sois-tu / Aide-moi à te parler comme Tu aimerais que je te parle / Envoie sur moi ton Esprit Saint…

Ces mots simples nous donnent de confier à Jésus le cheminement de notre pensée.

Ces mots nous permettent aussi d’entrer dans un dialogue : Je me tiens devant Toi Seigneur, je sais que Tu m’aimes, que Tu m’écoutes et me réponds.

Pensons aux premiers mots que nous adressons à un être cher, et à la joie que nous lui manifestons en le retrouvant !

 

2) La remise de ce qui est important pour nous

Nous croyons en un Dieu qui marche à nos côtés, se soucie profondément de nos propres soucis, prend soin de nous.

Ce qui nous tient à cœur Lui tient à Cœur.

Notre Dieu d’amour désire notre accomplissement, et par là, notre bonheur – un bonheur vrai et exigeant !

La prière d’adoration est un moment propice pour Lui confier ce qui occupe le premier plan de nos pensées et nos projets.

Cependant, nous sommes ici dans un dialogue avec le Seigneur, avec le Fils du Dieu vivant, et cette ligne de crête est délicate.

En effet, la mobilité et l’agilité de notre pensée humaine fait que nous glissons rapidement, par associations d’idées, d’une pensée à l’autre, et nous pouvons très vite partir dans tous les sens, et dériver vers un monologue intérieur. Pour contrer cette tendance naturelle, n’oublions pas d’inclure constamment le Seigneur : « Guide-moi dans ce projet, Seigneur / Toi qui sais ce qui est bon pour moi, est-ce que cette démarche va dans le bon sens pour moi ? / Si j’ai omis quelque chose d’important, ou si j’ai fait une erreur, montre-le-moi / Merci Seigneur pour ce que j’ai réussi à réaliser avec Toi et grâce à Toi / Merci pour cette avancée / Permets-moi de faire un pas de plus / Je n’arrive pas à communiquer avec untel, aide-moi / etc…

Et si la tentation du monologue a gagné, et que nous réalisons confus que nous nous sommes égarés dans nos pensées, offrons alors ce raté et cette confusion à Jésus. Rien ne se perd !

 

3) L’offrande de notre pauvreté

La prière d’adoration est vraiment le lieu de la Rencontre avec le Seigneur, le lieu où nous sommes invités à venir tel que nous sommes.

S’il est vraiment bienvenu d’apporter une Bible pour pouvoir nous référer à la Parole de Dieu (Dieu nous parle à travers elle), ou un ouvrage spirituel, ce sera alors par intermittence. Non pas en continu. Comme il ne conviendrait pas de nous absorber dans un livre si nous étions devant un ami très cher.

Dans la prière eucharistique, nous sommes sans filet et les mains vides. Il est bien possible qu’à un moment ou un autre, nous ne sachions même pas quoi dire à Jésus, et nous trouver face à un « blanc » : c’est notre pauvreté et le Seigneur l’aime ! N’ayons pas peur de nous retrouver petit et sans voix. Le Christ vient nous enrichir de sa Présence et son Amour.

 

4) l’intercession

Réserver un temps d’intercession dans notre prière nous permet de rassembler toutes nos intentions, et de les déposer entre les Mains du Seigneur.

Pour les plus importantes, il est bon de préciser notre demande, comme l’a fait la Vierge Marie aux Noces de Cana.

Et notons combien sa prière était tout simple : « Ils n’ont plus de vin ». La Vierge douce savait que ces quelques mots suffiraient.

Comme elle, nous pouvons vraiment faire simple. Nous pouvons aussi énumérer les prénoms de ceux à qui nous pensons spontanément, sans formulation. Le Seigneur sait que nous lui confions les soucis particuliers de ces personnes, dans le détail.

Nous pouvons bien sûr aussi lui remettre les personnes à qui nous avons promis notre prière, mais dont nous avons oublié les noms ou les intentions.

 

5) Les petits silences d’amour

Prier le Seigneur, c’est aussi observer des petits temps de silence, et demeurer juste là, devant Lui, devant la blancheur et l’humilité du Seigneur, matériellement visible sous l’espèce du Pain consacré, la Sainte Eucharistie.

Au premier Livre des Rois, dans un récit célèbre, le Seigneur s’est manifesté à Elie, non pas dans l’ouragan, non pas dans le tremblement de terre, mais dans la brise légère.

Ces petits temps de silence et de disponibilité entière, donnent le champ libre aux douces motions du Saint Esprit, comme une rosée imbibant imperceptiblement une éponge.

Il ne se passera rien en apparence, mais une réponse pourra naître subtilement dans notre cœur quelques heures ou quelques jours après.

Et si ne pouvons pas prolonger trop longtemps ce face-à-face silencieux, nos pensées prenant naturellement le relais, nous pouvons nous exercer à revenir sans cesse à ce paisible silence, au cours de notre prière.

 

6) Kyrie Eleison

La prière d’adoration peut être l’occasion d’une clarification ou d’un examen de conscience.

Discerner notre péché, et prendre la ferme résolution de recourir au sacrement de réconciliation est une décision qui nous place généralement dans la paix, mais il peut arriver que la pensée de notre péché vienne dresser un mur en nous-mêmes.

Nous pouvons alors oublier que le pouvoir purificateur du Seigneur ne connaît pas de péchés ou de tendances malignes qui ne puissent être guéris. Si je dresse un mur entre Jésus et moi, qui le franchira ? Lui parce qu’Il m’aime !

[Je reprends ici de mémoire les mots du Pape François, faute de retrouver la référence]. Dans l’un des Évangiles de la Résurrection, Jésus apparaît et se tient là au milieu des disciples, alors que les portes étaient fermées. Il est bien le seul à pouvoir faire cela. Si notre culpabilité ou notre honte nous enferment sur nous-mêmes, regardons-Le. Rien n’est impossible à notre Dieu d’amour dès lors que l’on se tourne vers Lui, avec foi et dans le désir sincère de changer (ou le désir du désir !). Notre propre porte intérieure est certes, capable de fermeture, mais la porte du Seigneur est toujours grande ouverte pour chacun de nous.

 

7) Demeurer en Lui, exprimer notre amour

Alors que dire au Seigneur après avoir peut-être lutté contre les pensées parasites, la tentation de monologuer, la difficulté à fixer notre pensée sur les réalités si réconfortantes de notre foi… Tout simplement l’essentiel : que nous L’aimons, que nous désirons l’aimer toujours davantage et grandir dans la confiance !

Soyons aussi missionnaire, demandons-Lui comment Le faire aimer, comment bien parler de Lui, comment refléter sa miséricorde et son amour, comment laisser transparaître son Visage de tendresse en nous !

« L’adoration signifie reconnaître que Jésus est mon Seigneur, que Jésus me montre le chemin à prendre, me fait comprendre que je ne vis bien que si je connais la route qu’Il m’indique. Adorer, c’est donc dire : « Jésus, je suis tout à toi et je te suis dans ma vie, je ne voudrais jamais perdre cette amitié, cette communion avec toi ». Je pourrais également dire que l’adoration, dans son essence, est un baiser à Jésus, dans lequel je dis : « Je suis à toi et je prie afin que toi aussi, tu demeures toujours avec moi ». (Pape émérite Benoît XVI)

 

Très joyeuses fêtes de Pâques à chacun !

Jolies petites cartes du Temps Pascal disponibles ici : vers Minty Hours 

Je vous retrouve bien vite avec une surprise, spécialement pour vos beaux préparatifs de communion.