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Micro observatoire de la beauté, à la rencontre des grâces, des émerveillements et des joies toutes simples de la vie. Art de la maison, Création contemporaine, Esprit monacal, Design écologique, DIY, Artisanat d'art, Illustration.

Posts tagged Vie après la mort

 

 

Comme la fiancée fait la joie de son fiancé, ainsi tu feras la joie de ton Dieu (Is 62, 5)

A l’occasion de ce 2 Février, Fête de la Présentation du Seigneur au Temple, et Fête de la Vie consacrée, je vous propose une petite méditation sur l’espérance chrétienne, le mystère de la mort, et notre devenir dans l’au-delà. Je profite spécialement de cette fête puisque l’état de vie d’une épouse du Christ est un signe eschatologique de la vie du monde à venir. Il préfigure l’union du Christ et de l’Église, et offre aussi une image de l’union à laquelle nous sommes tous appelés dans le Royaume des Cieux.

Alors très belle Fête de la chandeleur à tous et à chacun ! Et si vous le souhaitez, ce regard de foi sur la vie après la mort est juste ici : (suite…)

 

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Si personne n’a jamais vu Dieu, c’est son Fils, le Christ mort et ressuscité par amour pour nous, et l’immense foule de ceux qui sont avec Lui, unis à Lui, qui nous le révèlent.
Dans l’éternité bienheureuse, au coeur de la communion des saints, chacun est paré de ses propres qualités personnelles, formant une unité de beauté, telles les couleurs de l’arc en ciel. Et tous ensemble reflètent, dans la lumière, une seule icône de gloire : Jésus Christ.
Les saints sont le trésor de l’Eglise, et nos louanges à leur gloire font de cette liturgie de Toussaint une fête profondément joyeuse. « En ta présence, la joie est sans mesure, à ta droite, le bonheur ne finit pas », dit une antienne de ce jour. C’est en réalité la Commémoration de tous les fidèles défunts, que nous célébrons le 2 novembre, qui confère à la Toussaint son caractère de gravité. Nous prions pour tous ceux qui, sans être encore pleinement unis à Dieu, se laissent purifier comme l’or au creuset et pèlerinent vers le Paradis.

Je vous livre à cette occasion la méditation du Père Sertillanges, qui traduit de façon très juste, en peu de mots, à travers la belle image de la maison familiale, toute l’espérance chrétienne. N’hésitez pas à donner ce petit texte aux personnes de votre entourage qui ont perdu un être cher, cette prière apaise et fait beaucoup de bien.

Par la mort, la famille ne se détruit pas, elle se transforme

Par la mort, la famille ne se détruit pas, elle se transforme, une part d’elle va dans l’invisible.
On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence discrète.
On croit qu’elle crée une infinie distance, alors qu’elle supprime toute distance,
en ramenant à l’esprit ce qui se localisait dans la chair.
Que de liens, elle renoue, que de barrières elle brise, que de murs elle fait crouler, que de brouillard elle dissipe,
si nous le voulons bien.
Vivre, c’est souvent se quitter ;
Mourir, c’est se rejoindre.
Ce n’est pas un paradoxe de l’affirmer.
Pour ceux qui sont allés au fond de l’amour : la mort est une consécration non un châtiment.
Au fond, personne ne meurt, puisqu’on ne sort pas de Dieu.
Celui qui a paru s’arrêter brusquement sur sa route, écrivain de sa vie, a seulement tourné la page.
Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont d’attaches célestes.
Le ciel n’est plus alors uniquement peuplé d’anges, de saints connus ou inconnus et du Dieu mystérieux. Il devient familier, c’est la maison de famille, la maison en son étage supérieur, si je puis dire et du haut en bas, le souvenir, les secours, les appels se répondent.

Père Antonin Sertillanges (1863-1948)

*

Seigneur, accueille nos frères qui sont morts :
qu’ils partagent le sort des saints dans la lumière.
Prière des Vêpres – Textes liturgiques AELF

Bonne fête de Toussaint et à très bientôt. Je vous retrouve dans quelques jours avec un tout nouvel article.

 

Women without men* Elles épousent mystiquement le Christ, Fils de Dieu… (Canon 604) *

En publiant cette belle épreuve d’Eve Arnold, je pense à M., une merveilleuse dame de quelques 70 années dont j’ai croisé – il y a peu, au mariage d’une jeune fille – le visage ruisselant de larmes. « Je pleure, m’a-t-elle dit, je pleure à cause de son bonheur, mais surtout pour moi, parce que j’ai tout raté… je ne me suis pas mariée ».

Chère âme, ne pleure pas. Ne pleure plus. Permets-moi timidement de te dédier cette photographie. Ne t’afflige pas de te sentir étrangère ou exclue de la joie ces jeunes épousées car leur allégresse annonce ta future félicité, leurs noces mystiques préfigurent tes célestes épousailles, leur ineffable grâce manifestent une réalité qui sera tienne. Ne regrette ni la frêle et belle jeune fille, disparue du miroir. Ni la clarté des beaux jours, ni l’âge des fiançailles et de l’amour. Ne déplore pas tes cheveux de neige et d‘argent, l’inflexible course du temps, le voile sombre du couchant. Ne pleure pas ce fiancé attendu, désiré, espéré, ce rendez-vous manqué. Ne pleure plus. Car un jour, un jour, dans l’hymne splendide d’un chant de louange, Celui que ton cœur aime viendra. Celui que servent les anges, Celui dont le soleil et la lune admirent la beauté te donnera, en signe d’alliance, un anneau. Comme une fiancée, Il te vêtira de lin blanc et pur, et couronnera ton front de fleurs d’or, de nacre, et de joyaux. Ne pleure pas, aime, espère et crois. Un jour, dans l’aube nouvelle, ton Seigneur et ton Dieu t’épousera.

* Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. (Antienne pour la Fête de la Présentation du Seigneur au Temple, © AELF) *